éditions Chemin de fer
A propos
Petites correspondances
Lancées fin 2005, les éditions du Chemin de fer perpétuent la tradition du livre illustré : à une nouvelle inédite ou épuisée, répond le travail d’un artiste. Pour une lecture dynamique, le temps d’un court voyage.
Il faut emprunter des routes étroites, plutôt que le rail, pour rejoindre les éditions du Chemin de fer. Nous sommes ici à 20 km de Nevers, à l’orée d’une forêt. Entre canards, chasseurs et chevreuils. « C’est plus charmant une maison d’édition au bout d’un chemin que personne ne va trouver », s’amuse François Grosso. On acquiesce. Cet ancien étudiant en Lettres partage son temps entre Bourgogne et Paris, comme Renaud Buénerd. Le premier, après une expérience chez Albin Michel (service audiovisuel), donne des cours de français à des étrangers. Le second est graphiste indépendant (dans le...
Le train a sifflé quatre fois
Quatre écrivains et quatre peintres inaugurent les éditions du Chemin de Fer par autant de livres à glisser dans les poches.
Tout commence par la lecture, le plaisir du partage, l’amour de l’art. François Grosso aime la littérature contemporaine. D’avoir travaillé pour Albin Michel, avant d’enseigner le français à des adultes étrangers, lui a donné quelques notions d’édition. Renaud Buénerd, lui, est graphiste et artiste peintre. Tous les deux aiment extraire des livres qu’ils apprécient des textes qu’ils...
Ouvrages chroniqués

Le Times, journal de prison 1959
de
Albertine Sarrazin
2013
Lmda N°149
Quel contraste saisissant ! Les textes du Times diffusent une lumière rayonnante, sereine, toute scintillante de maturité et de bonheur. Une lumière de Noël. On en oublierait presque qu’il s’agit d’un journal de prison écrit de décembre 1958 à novembre 1959 par une jeune femme de 20 ans (1937-1967) à la vie déjà très marquée par la mouise et l’aventure. En 1955, Albertine Sarrazin prend sept...
Ballon d’oxygène
janvier 2014
Tryggve Kottar
de
Benjamin Haegel
2015
Lmda N°165
Dans une courte fable, Benjamin Haegel met l’homme au cœur de la nature, face à une animalité qu’il ne saurait s’approprier sans risques.
C’était au temps où je me la coulais douce et tranquille. » Ainsi s’ouvre Tryggve Kottar, premier roman du comédien et metteur en scène Benjamin Haegel. Le dénommé Kottar (dont le curieux patronyme est déjà de lui-même l’indice d’un incertain exotisme) vit seul en ermite dans une cabane perdue quelque part en un pays où le climat tend à la froideur. Ses journées filent au rythme du travail du...
Briser l’élan
juillet 2015




