auteur Christian Garcin



A propos
Vols d'étourneaux
Le nouveau roman de Christian Garcin a foi en la fiction. Le lecteur s’y perdra avec délices, ballotté à nouveau dans un univers où les souterrains font des galeries diablement romanesques.
Venu en Russie notamment pour négocier les droits de romans dont les auteurs sont des personnages d’autres livres de Christian Garcin, Thomas Rawicz se fait aussitôt enlever par le Zorro chinois dont les aventures nous étaient déjà racontées dans Des femmes disparaissent (Verdier, 2011). Méprise du détective privé et excuses de son acolyte (rencontré lui dans La Piste mongole (Verdier, 2009) et auteur présumé de Des femmes disparaissent). Les deux Chinois voulaient s’en prendre au mafioso Tomas Krawczyck, trafiquant de drogues, d’armes et d’enfants. Thomas va faire de sa mésaventure une...
Dans le dédale des écritures
Les bibliothèques de notre hôte s’égrènent au gré des trois niveaux de l’appartement. Les « amis » sont au salon, en rangs serrés. Éric Faye, Jean-Luc Sarré, Gilles Ortlieb, Pierre Autin-Grenier, J.-B. Pontalis, Antoine Volodine occupent plusieurs rayons, alignés ou couchés sous les couvertures de Gallimard, du Seuil, de Minuit qui dominent ici l’armée des éditeurs. Parmi eux, Jude Stéfan...
Les galeries de l’existence
Initié à la littérature et la pensée par l’entremise de l’art, Christian Garcin a commencé par composer des vies brèves pour bâtir un grand labyrinthe littéraire. Manière de creuser sous l’apparente limpidité de la langue, un réseau d’obsessions intimes.
C’est une ruelle étroite où ne passeraient pas de front trois joueurs de rugby. Encore qu’ici, à Aubagne, ce n’est pas le ballon ovale qui fait loi. Une ruelle contre le soleil, pour préserver dans les foyers la fraîcheur et l’obscurité chère à l’auteur de Vidas. L’appartement de Christian Garcin, qui vient de publier trois livres depuis octobre, est à l’image de quelques-uns de ses...
Ouvrages chroniqués
Liste alphabétique des titres
Borges de loin
de
Christian Garcin
2012
Lmda N°138
En tournant autour de Borges et de son univers, Christian Garcin cherche à cerner l’essence même de la littérature.
Sans être l’écrivain le plus proche (c’est Kafka) ou l’écrivain « indépassable » (c’est Faulkner), Borges (1899-1986) est pour Christian Garcin le grand intercesseur, celui qui lui a révélé la magie dont pouvait procéder la littérature. Ce Borges, de loin est sa façon de lui rendre hommage, de payer sa dette, de détisser un peu la relation quasi organique qui le lie à lui, de revenir aussi...
Zone féconde
novembre 2012

Entrer dans des maisons inconnues
de
Christian Garcin
2015
Lmda N°167
Lorsqu’il ne voyage pas en terres sibérienne ou argentine, Christian Garcin rend visite aux écrivains qu’il aime. Subrepticement et incognito. Dans un recueil qu’il avait nommé d’abord Une théorie d’écrivains (Théodore Balmoral, 2001), et qu’il renouvelle aujourd’hui en y greffant un chapitre consacré aux mouettes de W. C. Williams, il a réuni les impressions que lui ont laissées ces visites....
Reportages subreptices
octobre 2015
La Piste mongole
de
Christian Garcin
2009
Lmda N°101
La narration du nouveau roman de Christian Garcin se déploie comme un labyrinthe à trois dimensions. Polyphonique, elle accompagne la quête de Rosario Traunberg à travers l’immense territoire mongol. L’homme est parti à la recherche d’Eugenio Tramonti, le héros du Vol du pigeon voyageur et de La Jubilation des hasards, précédents romans de l’auteur. Ce trajet, horizontal, se double donc de...
Rêver peut-être
mars 2009
J’ai grandi
de
Christian Garcin
2005
Lmda N°70
Pour dresser son autobiographie de l’enfance, Christian Garcin a inventé une forme étrange. J’ai grandi fait penser à un puits dans quoi l’écriture plonge pour en ramener des pans de la mémoire. Écrit sur le mode du Je me souviens de Perec, le livre collectionne d’abord les souvenirs des maisons habitées jadis. Il tire un fil, en accroche d’autres, s’engouffre dans toutes les ramifications de...
En mémoire vive
février 2006
Pris aux mots
de
Christian Garcin
2005
Lmda N°70
Pour dresser son autobiographie de l’enfance, Christian Garcin a inventé une forme étrange. J’ai grandi fait penser à un puits dans quoi l’écriture plonge pour en ramener des pans de la mémoire. Écrit sur le mode du Je me souviens de Perec, le livre collectionne d’abord les souvenirs des maisons habitées jadis. Il tire un fil, en accroche d’autres, s’engouffre dans toutes les ramifications de...
En mémoire vive
février 2006
Une théorie d’écrivains
de
Christian Garcin
2001
Lmda N°35
Dans le sillage de son premier roman, Le Vol du pigeon voyageur (Gallimard, 2000), Christian Garcin continue d’arpenter la Chine. Cette fois, il le fait dans une forme qui lui convient mieux : celle des proses courtes et léchées qu’il pratique depuis Vidas (Gallimard, 1993). Les textes d’Itinéraire chinois tracent la carte d’un continent aussi intime et mythique que réel et trivial. La Chine...
Chemins intimes
août 2001
Itinéraire chinois
de
Christian Garcin
2001
Lmda N°35
Dans le sillage de son premier roman, Le Vol du pigeon voyageur (Gallimard, 2000), Christian Garcin continue d’arpenter la Chine. Cette fois, il le fait dans une forme qui lui convient mieux : celle des proses courtes et léchées qu’il pratique depuis Vidas (Gallimard, 1993). Les textes d’Itinéraire chinois tracent la carte d’un continent aussi intime et mythique que réel et trivial. La Chine...
Chemins intimes
août 2001
Le Vol du pigeon voyageur
de
Christian Garcin
2000
Lmda N°33
Dans un roman qui sait suspendre son vol, Christian Garcin met en scène un personnage qui vit en dehors de lui-même. Pour se trouver.
C’est en lisant Zhang Banqio, écrivain chinois du XVIIIe siècle, que le héros du premier roman de Christian Garcin prend conscience de la vanité d’écrire. Il y a tant de livres et tant d’auteurs que la disparition d’un ne se remarque même pas. Eugenio décide donc de stopper son embryonnaire carrière d’écrivain. Et tant qu’à faire, il décide aussi de ne plus voyager, puisqu’on « ne...
Apologie de la porosité
janvier 2001
Vies volées
de
Christian Garcin
1999
Lmda N°28
Avec ces fragments arrachés à l’oubli, Christian Garcin esquisse seize vies en quelques détails d’une juste limpidité. Pour de singulières fraternités.
À une époque où la biographie s’impose comme un genre à la mode, écho d’une société du spectacle qui joue du voyeurisme télévisuel sans vergogne, les récits de Christian Garcin s’écrivent à contre courant. On se souvient du très émouvant Vidas(Gallimard 1993) où l’auteur déjà, s’attachait à suivre quelques vies, illustres ou non. C’est le même procédé qui est repris ici, autour de seize...
Ces vies en nous
octobre 1999
Vidas
de
Christian Garcin
1998
Lmda N°3
On s’émeut facilement à lire Christian Garcin. Sa plume, au service d’une admiration pour des artistes de tous lieux, de tous temps, esquisse des gestes d’une pureté de cristal auxquels s’accrochent toute une vie. Vidas, ce sont quelques mots sur un écrivain, un peintre, un musicien, (mais aussi sur Néron ou Marie-Madeleine) juste de quoi nous donner des regrets de n’en pas lire plus....
Les vies minuscules de Christian Garcin
janvier 1993
