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Dossier Frédéric Valabrègue
À la poursuite du texte

mai 2015 | Le Matricule des Anges n°163 | par Thierry Guichard

C’est une œuvre variée, aux tonalités toujours étranges, que celle de Frédéric Valabrègue. Une œuvre ouverte, en perpétuel mouvement où le temps semble passer immobile.

Qu’y a-t-il de commun entre Asthme et Le Candidat  ? Entre un livre qui parle d’une maladie de sa propre enfance et la fuite d’un jeune Africain vers l’Europe qu’il aimerait rejoindre ? Et comment Grant’autre, qui paraît aujourd’hui est-il à la fois un hommage à Henri Michaux, un formidable livre d’apprentissage, une autobiographie qui efface le « je » et un poème de la porosité ? Ouvrir un livre de Frédéric Valabrègue, c’est entrer peut-être dans un entre-deux-mondes. La langue, belle souvent, y est limpide mais l’agencement des phrases y déploie des souterrains, des failles, des espaces vides dans lesquels le lecteur est happé. C’est une expérience étrange qui rappelle un jeu ancien pratiqué dans l’enfance : entrer dans une forêt, un bois et tenter de s’y perdre pour redécouvrir et le paysage et soi-même. Tentative de balisage…

Frédéric Valabrègue, si vous deviez établir une sorte de cartographie de votre œuvre, que dessineriez-vous ? Un continent ? Un archipel ? Voyez-vous une unité ou un ordre logique dans la succession de vos livres ?
Pour l’instant, les villes, les quartiers, les régions, les pays sont pour moi l’occasion de parcours. Je me sens en déambulation constante, mais je pars souvent de Marseille pour y revenir. Cette ville n’est ni un continent ni un archipel, bien qu’elle cultive l’insularité. C’est un lieu de passage. Sans rejeter Marseille à qui je dois beaucoup, je n’aimerais pas faire du lieu une question fondamentale. Par contre, j’ai besoin que les mots soient ancrés dans des bouts de territoire. Les mots que j’utilise appartiennent à des voix, à des choses entendues dans des endroits donnés qui resurgissent. Je transporte des sortes d’agrégats où se mélangent des visages, des paroles et des paysages. Telle tournure syntaxique, tel tic de langage suscitent un corps et une géographie. J’aimerais circuler le plus librement possible. Je vois les choses en termes de mouvements ou de dynamiques. Plusieurs personnes m’ont fait remarquer que mes livres ne se ressemblent pas alors que je trouve cela faux. Ce n’est pas parce que c‘est l’Afrique ou l’Amérique du Sud que ça ne se ressemble pas. Je tourne toujours autour des mêmes tropismes qui se colorent différemment selon les circonstances. Une succession ? Dans le mouvement consistant à pousser sur les murs ou à gagner de l’espace, oui. Ceci dit, j’ai pensé au Vert-clos et à Asthme comme à un diptyque. Le Candidat et Grant’autre ressemblent à une suite.

Mais l’ensemble ne finit-il pas par dessiner quelque chose ? Un autoportrait par fragments ? Avez-vous le sentiment d’aller vers quelque chose au fur et à mesure de la publication de vos livres ?
Je ne désire pas faire mon autoportrait. Dans Le Vert-clos, c’est la fratrie qui est autobiographique, dans Asthme, c’est une maladie. Je ne suis pas au centre. Je pense à une superposition de versions ou d’hypothèses qui prendraient leur autonomie. On peut sans doute reconstituer un puzzle mais je...

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