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Éditeur L’Olivier a de la branche

juillet 2000 | Le Matricule des Anges n°31 | par Pierre Hild

Créée il y a dix ans tout juste, L’Olivier est vite devenue une grande maison parisienne. Tout en gardant son rythme de croisière transatlantique. Rencontre avec son directeur, Olivier Cohen…

Un chiffre parle. Les deux mille paquets reçus annuellement témoignent de la solide réputation d’éditeur de L’Olivier : un catalogue envié, que peu de manuscrits postés réussissent à rejoindre. À la découverte des canaux qui ont tracé le cours de l’entreprise, rue Jacques-Callot, Paris sixième, entre la rue de Seine et la rue Mazarine. Une ambiance calme et studieuse règne sur les locaux de la maison. Pas d’ostentation. Une certaine décontraction. Cinq-six permanents semblent mener sereinement, depuis dix ans, la barque de L’Olivier : petite structure qui joue dans la cour des grands, sans complexe, sans vanité. Olivier Cohen s’excuse du retard -deux minutes-, secoue longuement la main, propose du café, fait prendre place dans son étroit bureau.

Que diriez-vous de votre rencontre avec le livre et l’édition ?
Je suis un lecteur presque pathologique. J’ai appris à lire très tôt et j’ai énormément lu, de manière boulimique, depuis l’enfance. Une lecture hasardeuse mais nécessaire : les livres c’est de la nourriture.
L’idée de l’édition est venue tard et par hasard. Au milieu des années soixante-dix, j’ai rencontré Raphaël Sorin et Gérard Guégan qui venaient d’être mis à la porte des éditions Champ Libre. Chez Hachette, Jean-Claude Fasquelle les avait appelés pour faire renaître les éditions du Sagittaire, anciennes éditions surréalistes. J’y suis entré sans grandes ambitions éditoriales, y voyant un moyen de mettre mes goûts au service d’un travail. C’était très innocent de ma part.

Vous avez déclaré qu’être éditeur est une « manière de sortir du solipsisme du lecteur ». Qu’entendez-vous par là ?
Être éditeur, c’est plus que lire : c’est faire partager sa lecture, nouer une relation avec l’auteur du livre, établir des ponts, insérer le livre dans la vie sociale. Ce sont deux démarches différentes. La lecture, ce n’est qu’une préparation au métier d’éditeur. Il y a des éditeurs qui lisent peu mais sont doués pour vendre un livre. Avec l’édition, je suis devenu un communicateur. Ces relations, ces amitiés, ont changé ma vie. Les auteurs, je les choisis, ils me choisissent aussi.

La fidélité à certains que vous publiez depuis vos débuts chez Mazarine, la relation personnelle, n’est-ce pas emblématique de votre façon de concevoir et pratiquer ce métier ?
Si je ne suis pas l’intime de tous, je suis proche d’un grand nombre de mes auteurs, qu’ils soient français ou étrangers. Ça aussi, c’est une des originalités de L’Olivier : ne pas traiter différemment les auteurs français et étrangers, mais les voir comme parties intégrantes d’un seul et même projet éditorial, global, qui n’a pu se réaliser et prendre forme que dans le temps. Ça ne m’a jamais quitté. Ainsi, c’est ma relation avec Carver qui m’a aidé à développer des contacts d’une autre nature avec des écrivains dont il était le mentor, écrivains aux univers parfois fort différents : aux États-Unis, les gens qui écrivent des choses...

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