Lmda N°270
Dans ce magistral premier roman allégorique, un jeune garçon traverse une forêt à la recherche d’un oiseau – et de son identité.
À l’orée de Viens Élie, on reconnaît ses influences norvégiennes. Il y a du Tarjei Vesaas dans le rapport foudroyant à la nature. Il y a du Jon Fosse dans les dialogues monocordes, dans la cartographie réduite à si peu – des champs, une barque, la maison, la forêt –, dans le recours à la répétition comme unité de mesure. Plus loin, lorsqu’il devient clair que la seule errance d’Élie fait le...