RUBRIQUE Jeunesse
Les articles
Un livre
L' Homme qui voulait apprendre à marcher aux poissons
de
Henri Galeron
,
Edward Lear
L'esprit de la lettre
Après avoir illustré en 2005 chez Motus les excellents Poèmes sans queue ni tête de François David, l’auteur-illustrateur Henri Galeron revient à la charge et signe ses propres adaptations des « limericks » ou plus exactement des « nonsense verses » de l’auteur anglais Edward Lear. L’intérêt du travail d’Henri Galeron est sans conteste celui de ses illustrations qui représentent admirablement l’absurde et le non sens par des associations et des situations improbables - en plus de la réussite de l’adaptation des poèmes (retranscrits aussi dans leur langue originale). Surplombant les textes...
Un livre
Brundibar
Illustration(s) de Tony Kushner
de
Maurice Sendak
L’ogre de barbarie
En illustrant l’adaptation de l’opéra « Brundibar », Maurice Sendak poursuit son travail d’exorciseur et de résistance contre les racines du Mal.
Cet opéra composé par Hans Krasa (Prague 1879, Auschwitz 1944) et le dramaturge Adolf Hoffmeister pour le livret fut joué à maintes reprises par les enfants et les femmes déportés dans le camp de concentration de Terezin. Il est devenu l’emblème d’un espoir de victoire du Bien sur le Mal.
Avec cette adaptation écourtée de Tony Kushner (et remarquablement traduite par Agnès Desarthe qui a su...
Plans B.
Katherine Hannigan brosse le portrait d’une enfant de neuf ans, mature et espiègle, lumineuse aussi. Une lumière qui, au fil de la lecture, se tamise et se ternit au plus fort de la souffrance de la petite fille. C’est la mère d’Ida B. qui incarne cette lumière irradiante qui s’éteint chaque jour davantage. Ida B. veut retrouver son « ancienne maman », celle d’avant la maladie (un cancer)....
Servez-vous
Livre hybride et hautement poétique, « Catalogue 0,25 » de Géraldine Kosiak est un lieu où la mémoire s’imprime.
À en croire l’auteur, ce livre ne devrait ressembler à aucun autre. En effet, la démarche de Géraldine Kosiak est beaucoup plus subtile que cette suite d’objets hétéroclites que ce catalogue donne à voir et plus littéraire qu’on ne pourrait l’imaginer. Si l’on y trouve effectivement des dessins d’animaux, une constellation de portraits, des dessins d’enfant (celui de l’auteur), une...
La mort nous va si bien
En révélant l’appréhension de la mort, les angoisses et les interrogations qu’elle suscite chez chacun des membres d’une famille les parents, Jess, leur fille adolescente, et son grand-père,Tim Bowler met au jour la gradation des émotions relatives au lien qui unit les personnages et le vieil homme mourant. Tous sont dans l’attente de cette mort incessante, chacun à sa manière : l’un devra y...


