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En grande surface
La chronique de Pierre Mondot
Les articles
Des pavillons dans le ventre
Coup de fil d’un confrère de Lire-Le Magazine littéraire. Les vœux, quelques potins, l’IA, les salaires (soupirs), Trump, et – on le flairait – une sollicitation. Le journal vient de désigner La Nuit ravagée meilleur livre de l’année 2025 ; un papier dans la revue serait le bienvenu.
Si on peut rendre service. Sans garantir l’efficacité de la démarche tant l’auteur, Jean-Baptiste Del Amo, semble imperméable à toute publicité : alors qu’il cumule les récompenses – prix Fnac, Goncourt du premier roman, Livre Inter, et roi de Lire désormais – sa notoriété demeure relative. Son nom énoncé,...
Camille redouble
Au Matricule, lorsque les contrariétés s’accumulent (le vent d’autan, le cours du papier et ce dossier sur Richard Millet, à nouveau différé d’une élection), on passe pour se requinquer le DVD de Celle que vous croyez. L’adaptation, par Safy Nebbou, du roman homonyme de Camille Laurens. Jusqu’à la dixième minute et ce gros plan sur le N°153. « António Lobo Antunes, les âmes nocturnes ». Et...
Un Goncourt blanc
On soumet à la libraire une série de noms repérés dans la sélection initiale du Goncourt. Sandrine ? Je l’adore, une fille vraiment chouette. Et Norek, ça va, sympa. Mais Carole Martinez, géniale : là, tu vois, c’est l’histoire d’enfants qui dans toute la planète sont visités par le même rêve et se réveillent en criant, mais en fait ce rêve collectif c’est une manifestation de la Nature pour...
Allons-y mollusque
On sollicite la revue pour commenter le dernier Maylis de Kerangal, mais c’est La Méduse noire de Yann Queffélec qui atterrit dans la boîte aux lettres. « Leur nom commence par la même lettre, les deux sont bretons et l’erreur est humaine » se défausse, après réclamation, le jeune stagiaire dévolu au courrier. Dont acte, comme dirait le chef de l’État ; examinons donc la bestiole. ...
Les pieds dans le thrène
Romain Chevaillier publie aux éditions Grasset un essai dont le titre interpelle : Les Jeux olympiques de littérature. On croit d’abord à une galéjade, mais non : de 1924 à 1948, les arts prirent place parmi les disciplines olympiques au même titre que l’escrime ou le water-polo. Il n’en faut pas davantage pour que l’imagination s’emballe. On se représente deux poètes sur un ring, engagés...
