RUBRIQUE Arts et lettres
Les articles
Caillois, l'ivre de pierres
Porté par une passion qu’on dirait inscrite dans son nom, Roger Caillois explore la fantasmagorie poétique propre aux « pierres à rêveries ». En des sortes de randonnées littéraires et minérales où la beauté le dispute au fugitif et à l’immortel.
Roger Caillois (un normalien, agrégé de grammaire, né à Reims en 1913, qui se lia brièvement avec le mouvement surréaliste, fonda en 1937 le Collège de sociologie avec Georges Bataille et Michel Leiris, vécut en Argentine durant la Seconde Guerre mondiale, créa chez Gallimard la collection « Croix du Sud » consacrée à la littérature sud-américaine, entra à l’Académie française en 1971, et décéda en 1978) s’intéressait à tout : les rêves, la poésie, le jeu, la guerre, le sacré, le fantastique, mais les pierres furent sa véritable passion. Il les collectionnait – il possédait près de 3000...
Un livre
Tectonique des corps
de
Marcel Moreau
Dislocation charnelle
Trois artistes du corps exposent dessins et photographies, du noir et blanc, et un texte s’apparie à cette manifestation, noir sur blanc, ils s’accouplent même tant les œuvres s’interpénètrent, s’imbriquent, se complètent.
Eliette Dambès donne aux corps qu’elle dessine des positions qui révèlent l’animal en eux ; et elle prolonge ces corps, les transforme, jusqu’à la représentation de ce...
Un livre
Pamplemousse
de
Yoko Ono
Flux-poèmes
De la provocation, de l’humour, de la sensibilité : voici les poétiques instructions de Yoko Ono pour faire de toute la vie un art.
Dans les années 60, aux États-Unis, au Japon et en Europe, une poignée de jeunes artistes s’étaient réunis sous la bannière « fLuXuS », avant-garde sans manifeste, adepte de la surprise, de l’iconoclasme et du happening. Il y avait différents Flux-Arts. La Musique-Fluxus consistait parfois à « faire luire » un violon (le montrer au public, le faire luire, c’est en jouer) ou à jouer du piano…...
Un livre
Mes Algéries en France
de
Leïla Sebbar
Algérie et pleure
Dans un livre qui fait la part belle à l’image, Leïla Sebbar s’efforce de dire une histoire à la fois singulière et collective, tissée de fils tendus au-dessus de la Méditerranée entre la France et l’Algérie.
Rassembler les fragments épars d’une mémoire collective hantée par la douleur : ce beau livre de Leïla Sebbar questionne au plus près l’expérience du déracinement, s’approche avec pudeur et gravité de ceux qui, comme elle, sont à la fois ici et là-bas, dans le souvenir d’une lumière voilée par les larmes, le manque et, souvent, le deuil. Cet ouvrage qui associe étroitement l’image au texte...
Un livre
Poupées
de
Collectif
Mondes parallèles
Mirage d’une beauté perdue, reflet de nos hantises, objet de transferts affectifs ou érotiques, la poupée n’est pas seulement cette chose à tripoter et à choyer qui réconforte l’enfant confronté à la peur, ou à l’incompréhensible monde des adultes, quand celui-ci se fait trop grand et trop imprévisible. Chargée de rêves et de symboles, tour à tour porte-bonheur, instrument d’apprentissage ou...

