La rédaction Etienne Leterrier-Grimal
Articles
Des livres
Canne
de
Jean Toomer
Feu !!
Harlem in fire
Deux textes réédités chez Ypsilon illustrent l’audace moderniste et la force poétique de la Harlem Renaissance : un feu qui couve des champs de canne à sucre de Géorgie jusqu’aux trottoirs de New York.
Le premier, Canne est un roman qui n’en est pas vraiment un. L’autre, Feu ! Harlem 1926 est une revue périodique signée par des noms comme Langston Hughes, ou Zora Neale Hurston… qui n’aura jamais connu qu’un seul numéro. Cela suffit à dire sous quel régime de fragilité éditoriale et avec quelle puissante incandescence se sont énoncées à l’époque les propositions contenues dans ces pages. Trois années seulement les séparent, mais elles suffisent à faire entendre deux moments d’une même secousse : l’émergence d’une modernité noire américaine, à la fois poétique et politique, à la fois...
Des livres
La Source de l’amour-propre
de
Toni Morrison
L' Origine des autres
de
Toni Morrison
Toni Morrison à l’oral
Deux ouvrages complètent l’œuvre de la romancière américaine d’un florilège de textes essentiellement issus de conférences universitaires.
La publication en français de deux ouvrages inédits de Toni Morrison vient rassembler différents textes issus, pour la plupart, d’interventions orales de l’autrice : conférences, discours essentiellement, organisés en un diptyque dont les titres affirment une forme de symétrique opposition thématique, à défaut d’un équilibre.
Le volumineux ensemble intitulé La Source de l’amour-propre...
Prose cession
Deuxième ouvrage d’une trilogie, Les Fous sont des joueurs de flûte explore sans complaisance la rançon des traumatismes et l’emprise des hommes.
Un premier roman chez Verdier avait permis à Emma Marsantes de faire la lourde confidence de l’inceste. Dans Les Fous sont des joueurs de flûte, c’est la suite de la biographie de son héroïne, Mia, que l’on lit. Elle a grandi, s’est mariée, a fait des enfants, a divorcé, retrouvé un amour sur lequel s’accumulent bientôt les nuages de schémas répétitifs… comme autant de rappels de la blessure...
Beloved, de Toni Morrison
Trente-cinq ans que Beloved, chef-d’œuvre de Toni Morrison, prix Pulitzer en 1988, adapté au cinéma en 1998, attendait sa retraduction. Pionnières, à quatre mains, dans une traduction déjà plus qu’honorable, Hortense Chabrier et Sylviane Rué avaient laissé des oublis et quelques explicitations malencontreuses, dès le célèbre incipit : « 124 was spiteful. Full of a baby’s venom / Le 124 était...
Perte éternelle de l’être cher
Santiago Amigorena confronte désastre amoureux et institution judiciaire dans une méditation d’où sourd aussi l’idée de l’écriture comme pardon.
Lorsqu’Alice annonce à Aurélien qu’elle le trompe, ce dernier est comme pris de folie : voulant rattraper sa femme, il abandonne ses enfants Elsa et Loup dans un tunnel routier, avant de blesser involontairement l’un des policiers venus à leur secours. Neuf mois de prison plus tard, il n’a toujours donné aucune nouvelle à sa famille…
La Justice des hommes tourne autour de cet acte originel...



