auteur Fernando Aramburu
A propos
Noir charbon, rouge sang
Dans un grand roman naturaliste, Fernando Aramburu montre comment la lutte pour l’indépendance du Pays basque dirigée par l’ETA a pu se muer en combat fratricide.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes justifie-t-il tueries, massacres, attentats ? Si aujourd’hui le peuple catalan ne sombre pas dans la violence pour accéder à une hypothétique indépendance, celle-ci est pourtant générée par l’État espagnol. Ce dernier ne semble pas avoir tiré les leçons du conflit précédent. Se souvient-il du millier de victimes (829 exactement) attribuées à l’organisation séparatiste basque ETA en presque cinquante ans ? Combien de morts de son côté, combien de Basques torturés, décédés en prison ou en pleine nature, exécutés par le groupe paramilitaire des GAL...
Ouvrage chroniqué
Le Petit
de
Fernando Aramburu
2026
Comment transformer un drame en tragi-comédie, tout en respectant victimes et proches, telle est la prouesse de Fernando Aramburu, dans un roman pudique et subtil.
Mettre le doigt sur la plaie, puis caresser les bords de la blessure, pour en atténuer la souffrance comme ces mères soufflent sur le bobo de leur enfant et déclarent « Envolée la douleur ! Plus mal ! », Fernando Aramburu s’y exerce par l’écriture.
Le Basque né en 1959 à San Sebastián, établi en Allemagne depuis 1985, avait surpris bien au-delà des frontières de l’Euskadi avec Patria (Actes Sud, 2018), roman sur un sujet très brûlant : le terrorisme de l’ETA, la répression policière, le pardon et l’oubli. Il sera porté à la télévision dans une série. Jusque-là, le lecteur français...





