auteur Daniel Fleury
Ouvrages chroniqués
Carnets de l’écrivain inexistant
de
Daniel Fleury
2025
La publication posthume du journal de Daniel Fleury, auteur de deux romans à l’imagination débordante, est une passionnante exploration de l’atelier d’un écrivain secret.
Écrire de nos jours de manière ostensiblement “littéraire” est un acte politiquement révolutionnaire », note le 14 mai 2017 Daniel Fleury (1947-2023) dans l’une des entrées du journal qu’il aura tenu avec une fébrile inconstance durant les sept dernières années de sa vie. Il s’y définit comme un « écrivain inexistant » ; un écrivain, du moins, qui aura peu publié : après un premier livre chez Flammarion en 1988, Prospectus, ce n’est qu’en 2019 que paraîtra chez Champ Vallon La Poursuite en péniche du lac migrateur puis, de manière posthume en 2024, Zoltan Zékator et Joseph Staline...
Zoltan Zékator et Joseph Staline mangent des artichauts
de
Daniel Fleury
2024
Dans un roman plein d’inventivité et d’antihéros, Daniel Fleury embarque son lecteur pour une aventure échevelée.
Face à tant de romans qui pèsent leurs mots, Daniel Fleury, avec ce remarquable récit d’aventures tibétaines, fait tout le contraire : guidé par une économie de l’excès et le goût frénétique de l’invention, il a jeté la balance par la fenêtre. La demi-mesure, à l’évidence, n’est pas son fort, il s’agit plutôt de faire vaciller la bienséance romanesque sur ses fondations. Qu’importe le mot juste si on a le jeu de mots, semble-t-il s’écrier en se frottant les mains. Optons pour la saturation plutôt que pour le polissage et dans cet écart la littérature s’engouffrera avec tout son attirail...
La Poursuite en péniche du lac migrateur
de
Daniel Fleury
2019
Daniel Fleury nous raconte les aventures d’une bande de personnages en roue libre à la recherche d’un lac migrateur. Une fiction décomplexée.
En 1988, Daniel Fleury avait lancé un Prospectus dans la collection « Textes » de Flammarion. C’était alors le lieu des innovations textuelles. C’était aussi son premier roman. Il était court mais déjà très fantasque et d’une plume, si l’on en juge à l’aune de son nouveau livre, déjà bien en place. S’y notaient la forte influence de Raymond Roussel et des récits de voyageurs les plus variés, ce goût du patchwork qui fait les meilleurs fictionneurs (Arno Schmidt et consorts), et sans doute une couleur d’horizon très spéciale fixée sur un azimut tout personnel. Pour dire les choses...



