auteur Annie Saumont
A propos
Une vie nouvelles
De son désir précoce de devenir écrivain, Annie Saumont a fait une vocation pour la nouvelle, genre auquel elle a consacré toute sa vie. Une existence en forme d’éloge de l’art du bref.
Annie Saumont ressemble aux phrases de ses nouvelles. Celles-ci, le plus souvent, sont émaciées, jetées sur la page comme un coup de griffe, un trait. Elles jouent d’une densité qui vise l’efficacité pour faire pénétrer le lecteur, immédiatement, dans la conscience d’un personnage, une atmosphère, une voix. Mais, à la différence de ses phrases qui se font volontiers dures, voire agressives, la nouvelliste accueille son visiteur avec une gentillesse et une délicatesse de grande dame. On l’a couronnée « reine de la nouvelle », ce qui la fait sourire et briller la malice dont ses yeux...
« je ne pense pas, j’écris »
Si, comme on le dit, les nouvellistes ont le souffle court, Annie Saumont prouve du moins qu’elle pratique l’endurance. Ses microfictions nécessitent un long travail pour sortir de la mine, les mots qui lui donneront corps et vie. Un travail d’orfèvre.
Annie Saumont n’a jamais été très prolixe pour commenter son œuvre. Si elle accepte bien volontiers d’aller à la rencontre de lycéens pour parler de la nouvelle, le genre auquel elle se consacre depuis cinquante ans, elle réfute toute approche théorique en amont de son travail. Elle préfère se voir en artisan qu’en artiste ou plus encore, qu’en théoricienne. On pourrait dire qu’elle fait...
Un gué vers l’enfance
Son nouveau recueil de nouvelles offre un échantillon parfait de toute l’œuvre d’Annie Saumont. On y retrouve une variété kaléidoscopique de fictions courtes, des monologues intérieurs, des chutes tragiques et ces entailles dans la langue qui ont fait son univers.
Dans la nouvelle qui ouvre Le Tapis du salon, comme dans celle qui le clôt, un petit animal retient toute l’attention. Il s’agit d’un scarabée dans le premier texte (« Apprivoise-moi ») menacé, mais sauvé in extremis, de se faire écraser par un tortionnaire et d’un poisson rouge dans l’ultime dont le titre indique assez bien ce qu’il lui arrivera : « La Mort du poisson rouge ». Que le premier...
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