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Vu à la télévision
La chronique de François Salvaing
Les articles
Un auteur
Retours sur guerres
Mon Dieu que la campagne est belle ! Détrompons aussitôt le lecteur : Timothée, en fait de campagne, ne s’extasie pas, ce soir-là, sur l’électorale, mais sur les combes et les causses du Lot tels que filmés par Edouard Bergeon dans Les Fils de la terre (France 2). Une ferme près de Figeac saisie en toutes saisons, par brume, neige ou grand soleil. Et ses servants, le père, la mère et le fils Itard, suivis pendant plus d’un an dans leurs hauts et leurs bas – ces derniers plus fréquents et plus accentués que les premiers.
Christian Bergeon, le père du réalisateur était, lui aussi,...
Un auteur
Riez, c’est un ordre !
Le samedi soir, la guerre des chaînes connaît un pic hebdomadaire. Le samedi soir promet de fortes audiences, donc de grasses recettes publicitaires. Le samedi soir, c’est la baston, depuis que les chaînes existent, et plus encore depuis que les chaînes se multiplient et que le public et la pub s’éparpillent. Le samedi soir, c’est à qui lâchera la plus grosse cavalerie, Les Enfants de la Télé...
Chambre d’hôtel
Le printemps venu, Timothée traversa l’Atlantique. Des amis se pacsaient à Chicago. Il arriva l’avant-veille de l’événement avec l’intention, bien sûr, de visiter la ville, mais dans les rues (où il vit, de ses yeux vit, un cortège de quatre identiques camionnettes quatre fois annoncer en lettres d’affiche la fin du monde pour imminente et même, il n’y avait pour s’en convaincre qu’à lire la...
Au(x) feu(x) !
La grande différence entre le Japonais et le Français – finit par comprendre Timothée – est que pour le Japonais les catastrophes font partie de la nature, tandis que pour le Français : du Jité. Car il assistait, depuis le 11 mars (décidément les 11 !!! au XXIe siècle), à une quête éperdue, non seulement d’idées pour refroidir les réacteurs de Fukushima, mais de l’homo japonicus. Le Japonais...
Voix in voix off
Obligé ! Timothée avait essayé de regarder À la recherche du temps perdu. Il avait de l’estime pour Nina Companeez, qui avait accompagné, au scénario, les charmants premiers films de Michel Deville avant de devenir elle-même réalisatrice, principalement de télévision. Suave élégance de ses récits qui échappaient à l’inanité, qu’ils frôlaient parfois, par leur cruauté légère, leur espiègle...

