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Des livres
Délicieuses frayeurs
de
Maurice Pons
Mademoiselle B.
de
Maurice Pons
Coups du sort
À l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition, Maurice Pons fait à nouveau tourner les presses.
La réédition des Délicieuses frayeurs de Maurice Pons rappelle à propos que cet écrivain aussi discret de son vivant que cardinal fut un nouvelliste hors pair. L’Académie française elle-même s’en aperçut qui lui offrit son Grand Prix de la nouvelle en 1985. Chacune des neuf nouvelles du recueil de 2006 – c’était alors une composition inédite de nouvelles éparses – assure une flagrante administration de la preuve que personne ne s’est trompé en l’occurrence : neuf nouvelles qui sont neuf délices, parfois cruels ou amers. Des nouvelles fleuries, certes, mais au couperet final bien...
Un livre
Colin-Maillard
de
Louis Hémon
La grâce de la liberté
Selon les mots de Daniel Halévy, qui publia pour la première fois Colin-Maillard en 1924, la vie de Louis Hémon ne fut qu’« une suite de disparitions ». Né à Brest en 1880 et mort par accident au Canada en 1913, Hémon abandonna à vingt-trois ans famille, études et amis pour partir en Angleterre, où il resta huit ans. Colin-Maillard est l’un des trois romans qu’il écrivit à Londres et qui ont...
Un livre
Confession amoureuse
de
Chiyo Uno
Confession amoureuse
Peintre talentueux et renommé, Yuasa Joji est un séducteur, amoureux des jeunes filles en fleurs. De retour à Tokyo après dix ans d’absence, il arpente la ville en quête d’aventures. Mais, sur sa route, le mâle ne trouvera que des gamines incroyablement déterminées et finira par se prendre les pattes dans ses propres filets. Vaguement lâche et un peu désabusé, il se laisse ballotté au gré des...
De l’eau à l’or
Alors que les éditions Actes Sud naissaient voici vingt ans, le poète montpelliérain Frédéric-Jacques Temple publiait Les Eaux mortes chez Albin Michel. Après deux décennies où chacun a grandi dans son propre chemin littéraire, l’un et l’autre se retrouvent. Et l’on comprend à la lecture des Eaux mortes, que l’éditeur de Camargue ait décidé de lui donner une nouvelle vie dans sa collection de...
Un silence de mort
L’Europe peut bien trembler sous la menace fasciste, en ce mois d’août 1938, Pereira s’en fout. Seul, gros et malade du cœur, il vit replié sur son passé et se morfond d’ennui. N’entretenant pour tout rapport avec les autres que les banalités d’usage avec sa concierge, il cultive la morbide habitude de monologuer face au portrait de sa femme morte. Responsable de la page culturelle du Lisboa,...


