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En grande surface
La chronique de Pierre Mondot
Les articles
Des pavillons dans le ventre
Coup de fil d’un confrère de Lire-Le Magazine littéraire. Les vœux, quelques potins, l’IA, les salaires (soupirs), Trump, et – on le flairait – une sollicitation. Le journal vient de désigner La Nuit ravagée meilleur livre de l’année 2025 ; un papier dans la revue serait le bienvenu.
Si on peut rendre service. Sans garantir l’efficacité de la démarche tant l’auteur, Jean-Baptiste Del Amo, semble imperméable à toute publicité : alors qu’il cumule les récompenses – prix Fnac, Goncourt du premier roman, Livre Inter, et roi de Lire désormais – sa notoriété demeure relative. Son nom énoncé,...
Du toupet et du coffre
Après Mauriac, dont il fut le biographe, Jacques Chirac, auquel il prêta sa plume pour la rédaction de ses mémoires, Jean-Luc Barré choisit de consacrer un récit aux mésaventures de Jérôme Cahuzac. MauriAC, ChirAC, CahuzAC : à première vue, ce parcours semble suivre le fil d’un improbable défi oulipien. Mais si le directeur de la collection « Bouquins » s’est intéressé à cette histoire,...
C’est le père qui prend l’homme
Il en va aujourd’hui de nos célébrités comme du bœuf charolais : on réclame, avant de l’exposer sur les étals, des informations sur la traçabilité du produit. Difficile, pour celui qui ose déserter le champ médiatique, d’y revenir sans fournir d’alibi. Pour renaître de ses cendres, il paraît nécessaire de narrer son incinération. Ainsi, à l’heure où Renaud, chancelant et enchifrené, revenait...
La geste juste
Jean-Philippe Leclaire fut l’auteur en 1998 d’une première biographie de Michel Platini : Le Roman d’un joueur. Les récentes tribulations du champion l’ont poussé à remettre sur le métier son ouvrage pour en livrer une nouvelle version, cette fois intitulée Platoche. On mesure à l’écart des deux titres la corrosion subie par l’idole, et ne s’étonnerait pas qu’à ce rythme, d’ici peu, paraisse...
Pour la petite histoire
Président du Conseil constitutionnel de 2007 à 2016, Jean-Louis Debré fut astreint au devoir de réserve. Cette continence apparemment lui coûta. Ce que je ne pouvais pas dire, journal de sa mandature, paraît un mois seulement après qu’il a quitté sa fonction. Il y déverse en une fois la totalité des commentaires sur la vie publique dont il s’était abstenu pendant neuf ans.
En vertu du droit...
