La rédaction Jérôme Goude
Articles
Un auteur
Épopée mécanique
Roman hybride et revigorant, Nos si brèves années de gloire de Charif Majdalani dépeint les tribulations sociales et érotico-amoureuses d’un jeune Libanais.
Halim Cassab, homme industrieux à la « réputation de voyou de luxe », meurt assassiné en laissant sa famille sur la paille. Ghaleb, son fils, à défaut de pouvoir faire des études supérieures, devra travailler d’abord dans un magasin de tissus comme simple vendeur, ensuite comme secrétaire d’un homme de lettres francophile. Aventureux, le jeune homme s’ennuie, joue aux échecs et participe à un projet plus qu’hasardeux. Ce jusqu’à ce qu’il accepte une mission de la part d’un certain Maxime Elias, riche industriel exproprié. Il part alors en Syrie, flanqué de fringants acolytes, afin de...
Des livres
Le Magicien
de
César Aira
Le Prospectus
de
César Aira
Les délires du prestidigitateur
D’une fantaisie roborative à un pot-pourri enivrant, l’Argentin César Aira, irréductible conteur, titille notre comprenette en s’adonnant à d’invraisemblables jeux de cache-cache.
Consécutivement à l’éditeur marseillais André Dimanche, Christian Bourgois concourt à la diffusion progressive des œuvres du très prolifique César Aira en France. Après Varamo et Les Nuits de Flores en 2005, Bourgois publie simultanément deux récits inédits de l’auteur argentin. Deux textes aux titres ostensiblement allégoriques : Le Prospectus et Le Magicien. Le locuteur des Textes pour rien...
Un livre
Poésie verticale
de
Roberto Juarroz
Bris de voix
En flux tendu, entre ciel et terre, la poésie prométhéenne, algébrique et quasi aphoristique, de l’Argentin Roberto Juarroz (1925-1995) sonde le silence, exhumant tantôt des « grains de beauté » tantôt une « fleur imprudemment obscure » : « Nous allons vidant des éternités,/ tandis que la lumière nous parvient/ d’un lieu obstinément caché. » La présente édition propose une anthologie...
Un livre
Moi
de
Alexandre Potemkine
Ego abracadabrantesque
Avec ce roman curieux, le monologue d’un original obnubilé par le « génie génétique », Alexandre Potemkine insinue sourires fugaces et malaise diffus.
Sommes-nous en présence d’un énième roman égotiste dont la floraison un rien exubérante confine parfois à l’écœurement ? D’une insipide psychobiographie hygiénique ? Absolument pas. Non seulement Moi échappe au genre en s’y référant de façon ironique, mais il embrasse une étendue autrement plus complexe, indéfinie, « cosmique » même !
Moi, première traduction française d’une œuvre du...
