La rédaction Guilhem Jambou
Articles
À bras le corps
David Lodge s’attaque au formidable destin de H. G. Wells, partagé entre ses livres et ses femmes.
Après Henry James et son échec en tant que dramaturge à la fin de sa vie (L’Auteur ! L’auteur !, Rivages, 2005), David Lodge se tourne vers la fougueuse figure littéraire d’H. G. Wells, père de la science-fiction britannique et prophète inspiré qui imagina dès les années 1900 que les guerres du futur se feraient avec des tanks, mais aussi dans les airs, qu’elles seraient mondiales et que leurs conclusions pourraient avoir pour origine l’explosion d’une bombe atomique… Ces présages apocalyptiques s’accompagnaient chez Wells d’utopies socialistes qu’il crut pouvoir contribuer à faire naître...
Tumeur textuelle
Avec Ma mère musicienne…, Louis Wolfson choisit de défier, dans sa langue, la mort et la littérature.
Louis Wolfson ne va pas bien du tout. Schizophrène américain écrivant en français, « détraqué dans la tête », comme il le dit lui-même, il fait le récit de ses journées d’octobre 1975 à mai 1977, période partagée entre paris hippiques en banlieue new-yorkaise et agonie de sa mère, Rose, atteinte d’un cancer ombilical. Cette excellente réédition de Ma mère, musicienne, est morte de maladie...
Le roi de la zapette
L’Espagnol Manuel Vilas montre la télévision telle qu’elle devrait être : une délirante réussite.
On Air TV est monstrueusement authentique. On Air TV diffuse des choses qui ne se sont pas produites ni ne se produiront jamais, mais cela importe peu : la télévision du XXe siècle diffusait aussi des fictions, et ces fictions étaient réelles. » Avec On Air, l’écrivain aragonais Manuel Vilas présente les onze canaux (magazine hebdomadaire, catch, reality shows, ciné X, etc.) d’une multichaîne...
Après les murs
Jean-Marc Rouillan tient le journal poétique de son été marseillais : chroniques d’une errance transfigurée.
Après plus de vingt ans de prison et une très courte année de semi-liberté en 2008, Jean-Marc Rouillan est enfin sorti du pays du Dedans, le 19 mai 2011. Carnet de bord rédigé à Marseille dix-sept dimanches durant, Autopsie du dehors raconte l’exploration estivale d’un monde redécouvert, celui d’une liberté toute relative : les sorties en semaine – travail aux éditions Agone – se font de 10 h...




