auteur Sébastien Berlendis
Ouvrages chroniqués
24 fois l’Amérique
de
Sébastien Berlendis
2026
On the road again, le narrateur de Sébastien Berlendis suit la trace d’un amour perdu. Une belle tresse de l’espace et du temps.
Discrètes, il y a dans 24 fois l’Amérique de nombreuses références à des livres, des films, des musiques. On ne sait pas si Sébastien Berlendis écoute du rap et de la techno, mais il est sûr qu’il a le goût du sampling et des boucles. Et de la mise en abyme : page 12, Marianne lit Demande à la poussière, le roman de John Fante, en 1935 un best-seller précoce de la contre-culture américaine. C’est l’histoire d’un homme qui aime une femme, laquelle disparaît et qu’il recherche. Ce pourrait être le pitch de ce huitième livre de Berlendis, le second avec Seize lacs et une seule mer à se...
Lungomare
de
Sébastien Berlendis
2024
Un été italien, un narrateur délicatement nostalgique, une femme à suivre : Sébastien Berlendis nous fait son cinéma. Moteur !
Le Rolleiflex autour du cou », le narrateur de Lungomare pourrait bien être le double littéraire de Sébastien Berlendis qui s’emploie lui aussi à « écrire, filmer le roman de la plage ». Et à raconter ses parents à l’époque de leur jeunesse. Le décor de ce jeu de miroirs ? L’Italie, la patrie de cœur du Lyonnais, prof de philo, qui outre l’écriture pratique aussi la photographie et depuis peu la réalisation de courts-métrages. Il y a du Marcello Mastroianni dans son personnage de flâneur de bord de mer que des femmes prennent par la main. L’indolent photographe suit surtout « Annabella,...
Seize lacs et une seule mer
de
Sébastien Berlendis
2021
L’écrivain construit, avec une remarquable économie de moyens, un subtil et profond récit d’initiation.
Écrit à la première personne, Seize lacs et une seule mer s’affiche dans les premières pages comme un récit de voyage de Sébastien Berlendis en Allemagne, rendu crédible par l’allusion à un voyage antérieur, en Pennsylvanie où il a en effet photographié des « trailer parks américains ». Mais très vite, la dimension romanesque du récit perce sous le dispositif en trompe-l’œil, au service de ce qu’ailleurs Berlendis revendique comme « écriture à partir de soi » plutôt qu’écriture de soi, dans la ligne de l’« autographie » de Pontalis. Le narrateur, sitôt arrivé à Berlin à l’occasion...
Des saisons adolescentes
de
Sébastien Berlendis
2020
Des saisons adolescentes confirme la fidélité à soi de Sébastien Berlendis qui, depuis Une dernière fois la nuit (Stock, 2013), se tient sur la ligne claire de la mémoire de l’adolescence. Fidélité, aussi, à un format – toujours une centaine de pages – et à un style « sans ficelles » comme Carver qualifiait bien le sien.
Dans son cinquième livre, Berlendis fait à nouveau retour vers ce temps intermédiaire, scandé par l’émotion, le trouble, mais aussi cette fois-ci par les deuils : d’un parent, d’une aïeule, et, surtout, de la croyance enfantine en un avenir adulte qui ouvrirait à mieux....
Jérôme Delclos
juillet 2020
Le Matricule des Anges n°215










