auteur Lucie Taïeb
Ouvrages chroniqués
La Mer intérieure. En quête d’un paysage effacé
de
Lucie Taïeb
2024
Dans un récit très personnel, Lucie Taïeb réfléchit aux lieux et liens fantômes.
Certains livres donnent l’impression de s’écrire sous nos yeux et c’est le cas de celui-ci, le onzième de Lucie Taïeb, mais le tout premier de la collection « Terra Incognita » qui entend, par des moyens hybrides (textes et images mêlés), explorer certains territoires passant sous les radars de la recherche universitaire notamment. Ce récit nous emmène de l’autre côté de ce qu’on appelait à une époque le Rideau de fer, dans l’ancienne RDA donc. Plus exactement, la germaniste Lucie Taïeb s’intéresse un peu par hasard à une région minière, dans le Brandebourg, où nombre de localités ont été...
Freshkills : Recycler la Terre
de
Lucie Taïeb
2020
Que disent de nous tous ces déchets produits, effacés, recyclés ? Quelle est cette chose que nous ne saurions voir ? Lucie Taïeb affronte cet impensé.
Freshkills est une dérive solitaire au cœur de nos vies post-modernes. Notre humaine condition qui, par défaut de mémoire ou par ignorance, continue de guetter l’horizon lumineux alors qu’à ses yeux se dérobe l’immense décharge sur laquelle elle est construite. Une humaine condition elle-même faite de l’étoffe nauséabonde du rebut ? C’est avec les ongles que Lucie Taïeb gratte le goudron noir d’asphalte de notre déni.
Dans Yucca Mountain (Zones sensibles, 2012), John D’Agata traitait du projet d’enfouissement des déchets nucléaires américains dans le Nevada, à 140 km de Las Vegas. Si...
Les Echappées
de
Lucie Taïeb
2019
Dans la société dystopique décrite par Lucie Taïeb, l’acte le plus révolutionnaire consiste à lire le dictionnaire sur une radio pirate. Ici, en effet, une novlangue sévit, qui simplifie tout à l’extrême et manie à merveille le vocabulaire de la peur et de la menace. La population est maintenue dans la crainte permanente de la destruction par un ennemi imaginaire. Sur le plan économique, les individus n’existent que par leur capacité de production. Leur vie en est réduite à un mouvement à la fois pendulaire et perpétuel : fabriquer et consommer, jusqu’à l’épuisement. C’est alors...



