auteur Louise Chennevière
Ouvrages chroniqués
Pour Britney
de
Louise Chennevière
2024
Dans un troisième récit plein de colère et de vie, Louise Chennevière signe une défense magnifique de Britney Spears, de Nelly Arcan et de toutes les (petites) filles. Il faut lire Pour Britney.
Non, il n’y a pas besoin d’être (ni d’avoir été) fan de Britney Spears pour aimer Pour Britney. D’ailleurs, Louise Chennevière a appris, comme beaucoup d’entre nous, à « mépriser » la star aux nattes d’écolière. C’est à la faveur d’une fouille dans de vieux cartons que l’écrivaine retombe sur des clichés d’elle-même, petite fille, vêtue d’un tee-shirt floqué Britney. De cette redécouverte, elle tire un récit très bref, vif comme une flèche, dense comme une pelote de laine, saisissant comme une voix qui ose – dire, crier, chanter.
Reprenons. À partir d’une anecdote, l’écrivaine retrace le...
Mausolée
de
Louise Chennevière
2021
D’une rupture amoureuse, Louise Chennevière construit un mausolée de mots. Pour reprendre corps et parler pour toutes les femmes abandonnées. Rencontre.
On la retrouve dissimulée derrière de larges lunettes de soleil, attablée à la terrasse d’un joli rade de Ménil-montant, un quartier pari- sien qu’elle a longtemps fréquenté. Louise Chennevière appréhende sa première rentrée littéraire et la sortie de son deuxième roman aux éditions P.O.L. « Ça me fait marrer d’écrire un roman d’amour », lance-t-elle d’une voix légèrement enrouée par un week-end que l’on devine festif, en se demandant si la littérature n’est jamais autre chose qu’une lettre d’amour.
Par son adresse à l’être aimé en vue de le « liquider », Mausolée peut détonner dans le...
Comme la chienne
de
Louise Chennevière
2019
Pour son premier roman, Comme la chienne, Louise Chennevière emprunte un titre à Sade et ventriloque des voix de femmes potentielles.
L’idée est belle. On ne naît pas femme mais on est traversée par des voix de femmes, familiales, fictives, mythologiques ou judiciaires, qui nous sculptent et nous disloquent. Le premier roman de Louise Chennevière naît d’un parti pris énonciatif. Ni tout à fait je, ni tout à fait nous, mais tour à tour tu, je, elles, la narration explose en une multiplicité de voix, donnant corps à une constellation féminine. « Tu veux te tenir simplement à la croisée des routes, comme la vieille enchanteresse, être celle des chemins, battue par la pluie, soufflée par les vents, frappée par l’orage, sans...









