auteur Fabrice Gabriel
Ouvrages chroniqués
Au cinéma Central
de
Fabrice Gabriel
2025
Puisant dans la « matière de rêve » des souvenirs, Fabrice Gabriel revient au « centre du monde ». Du moins au sien, celui de son « éducation sentimentale » : le cinéma Le Central, situé dans une « modeste » ville de Lorraine où « les dimanches étaient longs ». Une salle née avec le muet qui disparaîtra dans les années 1980, ayant « vécu son siècle », autrement dit « le temps d’une vie, ce temps normal, à chacun scandaleux ». Ce cinéma disparu, dans lequel l’auteur « continue peut-être de vivre », est l’excuse idéale pour écrire un livre tout en digressions, une exploration de son...
Norfolk
de
Fabrice Gabriel
2010
Avec Norfolk, Fabrice Gabriel emmène dans ses bagages Hergé, Nabokov et bien d’autres démons intérieurs. Le lecteur, lui, reste à quai.
Tout le monde peut se tromper. à lire un énigmatique Norfolk sur la couverture d’un nouveau « Fiction & Cie », collection qui nous a habitués à des voix et des registres si variés, on s’attend à ne pas être déçus du voyage. Las, l’étrange traversée à laquelle nous convie Fabrice Gabriel, de France jusqu’aux États-Unis (et retour) en un hommage appuyé à un album de Jo, Zette et Jocko, et aux mânes de son enfance, nous laisse quelque peu perplexes.
Plantons le décor au début du roman : « L’avion ronronnait bruyamment au-dessus de l’Atlantique, des passagers avaient sur leurs yeux leur...
L' Homme ouvert (Fautrier)
de
Fabrice Gabriel
2002
Le livre de Fabrice Gabriel inaugure aux éditions Chatelain-Julien une nouvelle collection -« Pour voir »- consacrée à la peinture. À la lisière de l’essai et de la monographie, s’instaure un dialogue entre l’œuvre de Jean Fautrier (1898-1964) et les mots de l’auteur qui la regarde, sur le motif. En 33 « stations » l’on est invité à visiter un musée imaginaire, à suivre le parcours rêvé de l’inventeur malgré lui de l’art informel. Car pour Jean Fautrier, « la peinture est une chose qui ne peut que se détruire, qui doit se détruire, pour se réinventer ». Aussi se retrouve-t-il toujours à...

