auteur Eva Baltasar
Ouvrages chroniqués
Déclin et fascination
de
Eva Baltasar
2026
Déclin et fascination de Eva Baltasar
Je n’avais jamais fait cette expérience : traduire une même autrice à mesure qu’elle publie, saisir de mieux en mieux la singularité de chaque livre et les lignes de force de l’ensemble. Je la dois, d’une part, à son éditrice en catalan, Maria Bohigas, du Club Editor, qui, après m’avoir confié la mise en français de Llefre de tu (Ogre de toi), récit du poète majorquin Biel Mesquida, s’est à nouveau tournée vers moi ; d’autre part, aux éditions Verdier, qui publient Eva Baltasar avec une constance rare, s’agissant d’une contemporaine, certes reconnue internationalement, mais demeurant en...
Boulder
de
Eva Baltasar
2022
La maternité, vraiment une histoire de femmes ? réfutation imparable avec le deuxième roman de la Catalane Eva Baltasar.
Elle interrogeait déjà dans Permafrost (2020) les liens qui figent, empoisonnent, pervertissent, et les moyens furieusement misanthropes de s’en prémunir ou d’y échapper. Famille toxique, amours tentaculaires, société castratrice et lénifiante, il en fallait, de la fureur et du désir, pour préserver « ce rayon immédiat de solitude dont tout être vivant a besoin pour pousser ». Dans Boulder, deuxième volet de la trilogie annoncée, sacré meilleur roman de l’année lors de sa parution en Espagne en 2020, la Catalane Eva Baltasar continue de creuser la thématique, tout en filant la métaphore...
Permafrost
de
Eva Baltasar
2020
Habiter les extrêmes, fuir la tiédeur : tout un programme pour l’indispensable premier roman de la poétesse catalane Eva Baltasar.
Ne jamais préjuger du paratexte, cette « zone indécise entre le dedans et le dehors » (pour citer Gérard Genette), où l’on retrouve pêle-mêle, à côté du texte lui-même, titre, dédicaces, préface, notes de bas de page… À ce premier roman d’Eva Baltasar, salué lors de sa publication en Espagne, un titre glacé : Permafrost, auquel le corps nu en couverture donne un étrange contrepoint. « Sol perpétuellement gelé des régions arctiques » (dixit Le Robert) versus chair nouée en une torsion fiévreuse ? On imagine le feu intérieur, l’empêchement, la réduction au silence… En exergue, une citation...









