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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • La pitié et la terreur

    Lmda N°227 Tout en perceptions sensorielles et sens de la fatalité, le cinquième roman de Jean-Baptiste Del Amo nous plonge dans le vertige mortel d’un homme aux prises avec une ascendance gangrenée par la violence.

    Le Fils de l’homme

    Après Règne animal (Gallimard, 2016), son roman réquisitoire sur la souffrance animale, c’est le thème de la transmission que s’attache Del Amo dans Le Fils de l’homme, à la façon dont, du père au fils, se transmet la violence. Et très symboliquement les protagonistes n’ont pas de nom, ils incarnent les figures génériques de la cellule familiale, à savoir le père, la mère et le fils. Un...
  • Pages du Journal d’un fou

    Domaine étranger Coup de foudre à Saint-Pétersbourg Une nouvelle traduction est l’opportunité de relire un texte fondateur, première expression littéraire de l’aliénation du travail bureaucratique. J’exige de la nourriture – de cette nourriture qui rassasierait et réjouirait mon âme », s’exclame à un moment donné le « fou » que Nicolas Gogol invente en 1835 pour qu’il incarne une figure alors peu abordée par la littérature, celle du rond-de-cuir à la vie terne, une sorte d’enterré vivant qui trouvera plus tard, chez Kafka ou Walser, une vie littéraire intense. Ce hiatus entre la vie menée et les aspirations (forcément immenses,...
  • Ultima Necat IV, Journal intime 1992-1993

    Domaine français L'irritation comme manière d'être au monde Frontal, a-dialectique, excessif, Philippe Muray a fait de son Journal un lieu d’exorcisme et de réappropriation de sa vie. D’où sa grande éloquence outrageante et son côté sanctuaire secret d’une pensée intime. Que reste-t-il d’une vie, de celle de Philippe Muray en l’occurrence ? Ses livres, bien sûr, mais aussi tout ce que sa voix d’outre-tombe a consigné dans son Journal dont le quatrième tome, couvrant les années 1992 et 1993, vient de paraître. Fruit d’une confrontation quotidienne au temps, un Journal est d’abord un lieu où conserver les événements qui font l’existence au jour le jour : des actualités, des dialogues, du rire, des rencontres,...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

L’idiot

Noté entre parenthèses au bas de la liste, sous l’antimoustique : roman Matricule. Celui qu’on lira dans le hamac, au fond du jardin. Parmi les rayonnages, sous la lumière crue de l’Hyper, une couverture aux couleurs fauves interpelle. L’illustration représente une voiture, garée à l’ombre d’un pin parasol et à l’aplomb d’une crique dans laquelle pataugent deux silhouettes, pantalons retroussés. Les Jours heureux, par Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Le nom de l’auteure, rutilant décasyllabe, annihile le titre, terne. On retourne l’ouvrage : « Édouard Vian et Laure Brankovic ont formé puis...
Le Matricule des Anges n°226
Louise Chennevière

un auteur

Louise Chennevière

Chronique
Traduction

Patrick Reumaux

Autoportrait au roitelet, d’Emily Dickinson PrologueC’est l’un des casse-tête les plus chinois que je connaisse, s’exclame le policier MacCruiskeen par la voix de Flann O’Brien. Casse-tête. Comment résoudre le chinois ? Ne pas traduire mot à mot, écrit Armand Robin. Traduire « motte à motte ». Traduire « le sens par le son ». Traduire surlittéralement. Trouver la carte, la dessiner. Éviter le calque, la décalcomanie. Avoir dans les narines « l’interminable odeur des eucalyptus ». Traduire (commettre un crime) puis retraduire, en commettre un deuxième, à mi-chemin des deux premiers. En prévoir un quatrième, à mi-chemin du...
Le Matricule des Anges n°224
  • La Faim

    Domaine étranger Dénutrition Un bolchevik raconte la faim qui sévit dans les villes. De la frustration aux hallucinations, quand se nourrir n’est plus une option. Aux côtés de l’œuvre d’Isaac Babel, il faut désormais ranger La Faim de Sergueï Semionov. Traduit par Paul Lequesne, son « roman-journal intime » nous provient nimbé de la crédibilité de son traducteur et du récit de la vie de ce romancier russe né en 1893 et mort au front, en 1942, alors qu’il combattait, réengagé à plus de 50 ans, les troupes nazies. Il laissait l’un des livres les plus tragiques de la Révolution. Le sujet de Semionov, la...
  • La Fête invisible

    Poésie Les dérobades et les éclats du désir Le poème de Gabrielle Althen fête, en son phrasé singulier de véhémence et de détente, les noces de l’assoiffement, de l’allégresse et du vide. Une émotion très particulière se dégage de la lecture de La Fête invisible, le dernier livre de Gabrielle Althen, qui poursuit depuis les années 70 l’écriture d’une œuvre qu’anime une soif sensuelle du monde et que portent des images et des rythmes souvent aussi inattendus qu’étonnants. Une émotion liée aux phosphorescences de l’intensité et à l’ardeur sans cesse affleurante de l’ubiquité de la beauté, « nue comme une lame, pur lys de ciel,...
  • Un homme pareil aux autres

    Histoire littéraire Une question de confiance Réédition de René Maran, l’un des précurseurs de la négritude littéraire. Une œuvre fondatrice pour les uns, profondément aliénée pour les autres. Né en 1887 et mort en 1960, René Maran reste surtout connu pour avoir été le premier Noir à décrocher le Goncourt en 1921 avec Batouala, dont le renom quelque peu injustifié occulte encore largement le reste d’une œuvre à redécouvrir. Un homme pareil aux autres, paru en 1947, fut sans doute le roman où il mit le plus de lui-même. Comment, en effet, ne pas reconnaître René Maran derrière ce Jean Veneuse, né comme lui à la Martinique mais...
  • Mesdames, messieurs et le reste du monde

    Théâtre Tempête dans le genre En multipliant les approches et les points de vue, Ronan Chéneau interroge le déplacement des représentations. En 2018, le Festival d’Avignon présentait, comme chaque année depuis cinq ans, un feuilleton théâtral dans le jardin de la médiathèque Ceccano. Cette année-là, mis en scène par David Bobée à partir d’une matière écrite, rassemblée et proposée par Ronan Chéneau, il s’agissait de travailler la notion de genre. Or, « dire genre est plus piquant que dire le mot épine, ronce ou dire le mot oursin ». Treize jours, treize épisodes pour balayer une...
Intemporels
par Didier Garcia

La soif du pouvoir

Avec Chaka, Thomas Mofolo (1876-1948) dresse le portrait d’un tyran sanguinaire, fondateur de l’empire zoulou. Sans complaisance. Les premières pages plantent sommairement le décor : nous voici en Afrique australe, et plus précisément chez les Cafres, autrement dit sur la côte orientale de l’actuelle Afrique du Sud. Puis Mofolo fait naître Chaka, personnage historique bien réel (1786-1828), dont il va nous conter l’ascension et le déclin. Après une enfance difficile vécue loin de son géniteur (ses épouses l’ont contraint à abandonner ce fils illégitime), celui qui doit succéder à son père en tant que chef du clan choisit de quitter les siens « afin d’aller se perdre quelque part, d’errer à l’aventure, de...
Le Matricule des Anges n°187