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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Exilés en solitude

    Lmda N°272 Roman du désamour, le nouveau livre de Jérôme Ferrari déploie une pensée de la catastrophe à partir du récit d’une séparation amoureuse. Et marque toute l’humanité du sceau de la damnation.

    Très brève théorie de l’enfer

    C’est probablement le roman le plus intimiste de Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012. Jeune enseignant, désireux de parcourir le monde, le narrateur s’engage au lycée français d’Alger qui vient de rouvrir après une guerre civile meurtrière. Il y rencontre Nardjess qu’il voit « comme une autre possibilité d’échapper à moi-même ». Car l’homme ne fuit pas seulement son île natale, la Corse et ses...
  • Je suis une idiote de t’aimer

    Domaine étranger Histoires d'une oppression En neuf nouvelles, les femmes auxquelles Camila Sosa Villada donne vie manient la dérision, l’humour et la vengeance comme personne. Dès la première page, la nouvelle doit déjà vous avoir brisé le cœur », résume Camila Sosa Villada dans un entretien. C’est bien le cas des neuf nouvelles qui composent Je suis une idiote de t’aimer, lesquelles, chacune à sa manière, nous embarquent dans leur univers singulier sans nous lâcher. Le recueil brasse les thématiques fondamentales du travail de la romancière argentine (Les Vilaines, 2021 ; Histoire d’une domestication, 2024), à...
  • communisme raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu

    Domaine français La chute du mur de Bucarest Bogdan Stefan fait l’inventaire d’une jeunesse qui l’obsède encore, au temps de la Roumanie de Ceausescu. Son père l’imaginait ingénieur en électronique. Sa mère le rêvait en « pianiste de renommée internationale ». Finalement, Bogdan Stefan est devenu documentariste. Et il écrit aussi. S’il couche aujourd’hui sur le papier ses souvenirs de la fin du règne de Ceausescu à la tête d’une Roumanie anémiée, c’est pour enfin desserrer les dents. « À mon tour, maintenant, de raconter mon vécu en Roumanie communiste, de dénouer ce passé qui continue de...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Passer ton basque

De nombreux collègues s’arrêtent au Matricule sur le chemin des vacances : les étals sont vides. Ou sinon le dernier Fabrice Caro. Et sous le manteau de la libraire, où sont d’habitude nichés les inédits de septembre, idem. Carrère, Mauvignier, les poids lourds, absents. – Mais si tu veux, j’ai ça. Marcher dans tes pas. L’usage de l’infinitif (le verbe quand il fait dodo, disent les écoliers du primaire), la deuxième personne du singulier (l’ami imaginaire) : grimace. – Nadège – mais si, l’institutrice – l’a lu et trouvé bouleversant. Le livre est signé Léonor de Récondo, et la colonne...
Le Matricule des Anges n°266
Maurice Pons

un auteur

Maurice Pons

Chronique
Traduction

Christophe Mileschi & Martin Rueff

Works, de Vitaliano Trevisan Christophe – Quand je traduis je m’absente. Me laisse traverser par la parole de l’autre, à qui je cède ma voix et ma langue française. J’ai un peu brûlé les planches : souvent j’ai cru sentir une proximité profonde entre ce qu’il advient de moi traduisant et ce qui arrive à l’acteur·ice incarnant quelqu’un·e qu’iel n’est pas. Qu’on traduise ou joue un rôle, les pièces dont on est formé se réagencent au service d’une interprétation. On objectera que l’acteur·ice fait ça surtout avec son corps, là où la traducteur·ice ne s’engage pas physiquement dans sa traduction. Ce serait scinder...
Le Matricule des Anges n°269
  • L' Objet d’amour

    Domaine étranger Edna O'Brien, l'art du bref Romancière de l’intime, l’autrice irlandaise de Country girls était aussi une grande nouvelliste. Prix Femina spécial en 2019 pour l’ensemble de son œuvre, Edna O’Brien est une référence de la littérature irlandaise. En 1960, à 30 ans, elle fait scandale dans la très catholique Erin avec son premier roman, Country girls (ou Les Filles de la campagne, selon la traduction française). Elle y parle de sexualité, shocking, le livre est interdit. Aujourd’hui, Country girls, premier opus d’une trilogie, est un classique, sans cesse republié....
  • De quelques peintres

    Poésie Porte à portes À travers une galerie de tableaux, Véronique Gentil confronte son regard de poète à ses mots, ses ressentis de plasticienne. Il est des peintres, des écrivains, des musiciens du silence. Des artistes discrets qui parviennent à l’apprivoiser, le décliner, presque le caresser, le peigner pour mieux le repenser (le repanser) et composer des tableaux incongrus, de singuliers livres d’heures, des musiques de l’âme… Véronique Gentil fait partie de cette communauté qui donne ainsi de l’écho au silence, elle affirme y avoir été conviée par la lecture d’Henri Michaux,...
  • Leonor Fini

    Histoire littéraire L'érotisme lancinant de Leonor Fini En dressant le portrait littéraire de l’artiste (1907-1996) dont l’œuvre unit la vérité de l’ascèse à l’authenticité de la jouissance, Laurence Benaïm dessine aussi une histoire artistique du XXe siècle. À l’heure où les collectionneurs d’art privilégient l’art figuratif à tendance surréaliste, et au moment où les artistes femmes font l’objet de toutes les attentions, la vie et l’œuvre de Leonor Fini sont en train d’être redécouvertes dans toute leur originalité et leur puissance. Scandaleuse touche-à-tout, femme libre et totalement indépendante, Leonor Fini fut une artiste insaisissable qui, en brouillant les frontières entre l’art et la...
  • Rien n’est écrit dans les lignes de ma main

    Théâtre C'était la Reine des bandits L’histoire d’une femme indienne victime des hommes et devenue une légende. Qui se souvient de Phoolan Devi ? Qui en a même jamais entendu parler ? Née en 1963 dans une famille très pauvre du nord de l’Inde, elle se rebelle très jeune contre la condition faite aux femmes, protestant et intervenant physiquement lorsqu’elle voit son père battre sa mère. Mariée à 11 ans à un homme trois fois plus âgé qu’elle, violée, battue, rejetée parce qu’indocile, et donc déshonorée et devenue de ce fait « la fille du...
Intemporels
par Didier Garcia

Un roman continent

Avec Dalva, Jim Harrison (1937-2016) offre au lecteur une plongée vivifiante dans le passé et dans l’espace américains. À Santa Monica, en Californie, sur la côte ouest des États-Unis, il y a des balcons qui s’ouvrent sur l’océan Pacifique et sur une brise tiède qui sent « l’eau de mer, le genévrier, l’eucalyptus, le laurier-rose, le palmier ». Celui sur lequel s’attarde Dalva, l’héroïne du roman, s’ouvre sur les événements qui ont marqué sa vie, de son histoire personnelle (une somme de deuils qu’elle porte depuis des années) à celle de sa famille, étroitement liée au peuple sioux. Une histoire qui s’étire sur plus d’un siècle, et qui enjambe plusieurs guerres, de celle de Sécession jusqu’à celle du...
Le Matricule des Anges n°229