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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Le choc des photos

    Lmda N°265 Exhumant une série de photographies d’un enfant cambodgien exhibé nu par un colon français, Adrien Genoudet fait le procès de toute colonisation. En une magistrale plaidoirie.

    Enfant vu de dos

    Le livre s’ouvre sur une image en couleur qui sent d’emblée l’archive coloniale. Un enfant nu nous tourne le dos face à un mur bleu, monté sur une petite estrade de bois. Sa peau mate offre les reliefs de blessures, boutons, pustules, éruptions cutanées qu’une maladie lui inflige. Cette photo, nous apprend Adrien Genoudet, est une autochrome signée Léon Busy, sortie du fonds Albert Kahn et...
  • La Cour maudite

    Domaine étranger Fenêtre sur cour Dans un passé indéterminé, un moine bosniaque est retenu sans motif dans une prison de Constantinople. Ivo Andrić (1892-1975) entremêle subtilement les voix de ses personnages pour livrer une expérience humaine unique. Raconter encore, quand bien même tout conteur sait qu’un autre temps existe qui finira par faire taire toutes les voix. Lesquelles auront auparavant fait naître et exister des mondes, suspendu le cours ordinaire des choses, fait s’accomplir le prodige du récit. C’est une suspension de cet ordre que met en scène Ivo Andrić (prix Nobel de littérature 1961) dans un passage de son grand roman Le Pont sur la Drina : pour échapper à la crue...
  • L' Atelier des poussières

    Domaine français Particules élémentaires De la poussière obsédante à la vie des idées, il n’y a qu’un pas. Surtout lorsque la pensée alerte de Marianne Alphant s’y attelle dans la joie. Sous les meubles, sur les meubles, les livres, dans le rai de lumière virevoltante, elle est là la poussière, en mouton, poudre, particule infime qui se dépose, qui choit. C’est à « cette poussière encore et partout » que le dernier opus de Marianne Alphant se consacre. « L’éliminer, la contempler, l’élever, la comprendre », tel est le projet car la poussière est domestique et cosmique, esthétique et scientifique, elle pose question aussi....
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Histoires de ouf

On pioche au rayon des célébrités une paire de récits autobiographiques signés par des Nicolas. En vue d’un exercice de littérature comparée. Bedos vs Demorand. Le premier publie La Soif de honte et choisit de mener son introspection à la deuxième personne, afin de « se confronter » et ne « rien mentir » (licence poétique). Le dispositif, censé produire de la distance, n’offre pourtant guère plus de recul qu’une perche à selfie. L’auteur promet du surplomb, mais se cadre essentiellement en contre-plongée : « Les éclats de rire du bébé, mêlés au chant d’un chardonneret, mariés aux murmures...
Le Matricule des Anges n°264
Bruno Krebs

un auteur

Bruno Krebs

Chronique
Traduction

Isabelle Gugnon

Carcoma de Layla Martínez Carcoma, premier roman de Layla Martínez, m’a fascinée dès le départ par sa grande maîtrise. Deux femmes, une grand-mère et sa petite-fille, exposent tour à tour un récit a priori similaire, mais seulement en apparence. Dès le départ, le lecteur est amené à se demander laquelle des deux dit la vérité, mais il ne le découvrira qu’en partie. Car tout dans Carcoma est fait de faux-semblants, de vraies illusions, de flous artistement agencés. À commencer par cette maison, une créature vivante hantée par des esprits et habitée par ces deux femmes dans un village peuplé de miséreux, et ceux qui...
Le Matricule des Anges n°259
  • L' Envers de la peau

    Domaine étranger Sauver sa peau au Brésil À partir du meurtre d’un homme noir par un policier, Jeferson Tenório dissèque l’ensemble du système raciste qui régit son pays. Dès les premières lignes – phrases courtes, presque saccadées, remuant les strates du passé et des générations –, le récit nous embarque au plus près de la destinée d’Henrique, enseignant quinquagénaire qui vient d’être abattu par un policier. C’est son fils qui le raconte dans cette poignante apostrophe à la deuxième personne du singulier, recomposant morceau par morceau le portrait d’un homme courageux, usé, pétri de convictions. Henrique...
  • Le Mal des fantômes

    Poésie Un cri dans les oreilles du monde Entre psaumes et épopée, et en un expressionnisme violent et particulièrement amer, les poèmes de Benjamin Fondane témoignent de la condition misérable de l’émigrant. Pathétique traversée du monde que la vie de celui qui naquit sous le nom de Benjamin Wechsler en 1898, en Roumanie, devint Benjamin Fondane quand il s’installa en France, en 1923, par amour de la littérature française, et mourut assassiné dans la chambre à gaz du camp d’Auschwitz-Birkenau en octobre 1944. Essayiste, dramaturge, cinéaste, il est d’abord l’un des grands poètes que la Roumanie a donnés à la langue française. Il mena avec le...
  • Écrire et mourir. Douze tête-à-tête posthumes entre suicidés de la littérature

    Histoire littéraire After-party des morts-vivants Jacques Beaudry invite ses écrivain·es suicidé·es à un colloque érudit, vivant et enlevé. La quinzaine de livres du Québécois Jacques Beaudry révèle son inentamable et ardente fidélité aux auteurs et autrices qui se sont donné la mort. Souvent dans un âge encore jeune – Carlo Michaelstaedter à 23 ans, Sylvia Plath à 31, Osamu Dazai à 39, John Kennedy Toole à 32, etc. En 2018, Les Étoiles meurent d’elles-mêmes : dialogues d’outre-tombe entre Nelly Arcan et Sophie Podolski (Liber, 2018), était préparatoire à Écrire et mourir...
  • Portrait de famille, une histoire des Atrides

    Théâtre Un théâtre en liberté Reprenant une des grandes histoires de la mythologie grecque, Jean-François Sivadier en fait une aventure ébouriffante. Et revoilà les Atrides. Cette famille concentre toutes les turpitudes, tous les malheurs, tous les scandales, tous les dysfonctionnements qui peuvent survenir entre parents, enfants, frères, sœurs et autres apparentés. Meurtres, viols, incestes, infanticides, trahisons de toutes sortes, cannibalisme, tout y passe. Cela commence avec Atrée qui, pour se venger de son frère Thyeste, coupable d’avoir séduit sa femme, laquelle n’y vit point...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Travailleuse et badine

Au prix d’un grand labeur, Madame de Villedieu fut pensionnée par le roi. Une carrière éblouissante, des amants, une collaboration avec Molière et… l’invention d’un genre. Considérée comme la paire de Mademoiselle Scudéry et de Madame de La Fayette, Madame de Villedieu n’a certes pas leur notoriété. Elle eut pourtant de son vivant une production plus que conséquente, de très nombreux succès, et une vie aventureuse qui ferait aisément passer Colette pour une garde-barrière. Engagée dans son art, elle eut l’heur de plaire et de fréquenter ce que son siècle – un Grand Siècle dit-on – possédait de plumes émérites. De La Fontaine à Molière en passant par Tallemant des Réaux, ils sont nombreux à l’avoir côtoyée et à en avoir parlé, puisqu’elle était sujet...
Le Matricule des Anges n°261