La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
ZA Loup à Loup 83570 Cotignac
tel ‭04 94 80 99 64‬
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Le Matricule des Anges

  • Le mal du pays

    Lmda N°272 Dans un récit autobiographique fragmenté sur sa jeunesse, Mohamed Kacimi nous donne à voir son Algérie : mystique et sensuelle, résistante et victime.

    Feu de Dieu

    Au départ, pour l’enfant, il y a les lieux : la maison familiale, la bourgade, la citadelle, le cimetière – et puis les langues : l’arabe qu’on parle autour de lui, celui, classique, de la poésie préislamique et bien sûr du Coran, mais aussi, ennemie, celle du colonisateur, le français. La maison est une « maison-monde » dans laquelle, derrière « les portes du gynécée », comme dans nombre de...
  • Langues vivantes

    Domaine étranger Des mots pour dire L’Argentin Luis Sagasti construit un kaléidoscope où l’histoire, l’art et les langues composent de brillantes constellations. Comme dans ces comptines qui avancent sur le mode de l’association d’idées et des échos de sens ou de son, ricochant allègrement de chapeaux de paille en paillassons, Luis Sagasti suit dans Langues vivantes un fil capricieux qui se nourrit de ses mille et une bifurcations possibles, jusqu’à former une virevoltante combinatoire thématique aux profondeurs insoupçonnées. Il y a quelque chose ici d’un art de la fugue sur un clavier sensible qui...
  • Brocken

    Domaine français Miroir, dis-moi tout Jean Villemin nous entraîne dans une histoire de doubles mi-spleenétique, mi-loufoque. Un beau rêve éveillé. C’était le cas déjà dans Le Pays des herbes debout (Lmda N°259), le personnage principal de Brocken se prénomme « Jean » comme l’auteur. Celui du Pays se rendait dans une contrée envahie par les roseaux, et le dossier de presse notait que Villemin a vécu près d’une rivière où ils abondent. Ici, l’éditeur nous apprend que l’écrivain, également sculpteur, « collectionne les vieux miroirs piqués qui ne renvoient que la moitié de soi ». Un tour...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Des pavillons dans le ventre

Coup de fil d’un confrère de Lire-Le Magazine littéraire. Les vœux, quelques potins, l’IA, les salaires (soupirs), Trump, et – on le flairait – une sollicitation. Le journal vient de désigner La Nuit ravagée meilleur livre de l’année 2025 ; un papier dans la revue serait le bienvenu. Si on peut rendre service. Sans garantir l’efficacité de la démarche tant l’auteur, Jean-Baptiste Del Amo, semble imperméable à toute publicité : alors qu’il cumule les récompenses – prix Fnac, Goncourt du premier roman, Livre Inter, et roi de Lire désormais – sa notoriété demeure relative. Son nom énoncé,...
Le Matricule des Anges n°270
Maurice Pons

un auteur

Maurice Pons

Chronique
Traduction

Ólöf Pétursdóttir

Dehors, c’est le printemps d’Ásta Sigurdardóttir Traduire Ásta ? Oh que oui ! Une artiste hors des sentiers battus ; j’ai lu d’elle quelques textes quand j’étais adolescente ; une lecture dont le souvenir reste vif. Ces récits m’ont marquée par leur laconisme et leur candeur. Une lecture inoubliable et inédite. Ásta Sigurdardóttir (1930-1971) est à présent une figure emblématique de la jeune république islandaise, fondée en 1944. Après des siècles de colonisation danoise, le pays était occupé par les forces armées des alliés depuis 1940. Encore un peu d’histoire : jadis, il y avait en Islande une tradition orale vivace. Cette oralité...
Le Matricule des Anges n°271
  • Donald

    Domaine étranger Fake clown En racontant l’irrésistible ascension de Trump, l’Italien Stefano Massini passe l’Amérique capitaliste au scanner de sa prose incisive. Et pose un diagnostic implacable. On est mal barré. Avec Donald, Stefano Massini reprend le dispositif mis en place pour Les Frères Lehman  : une longue laisse de mots déroule un texte tout en verticalité rappelant ainsi graphiquement le symbole même de Trump et du capitalisme américain : la tour qui porte le nom du milliardaire. On se souvient que Les Frères Lehman avait obtenu le prix Médicis de l’essai 2018. Une distinction méritée mais étonnante, le livre, écrit pour le théâtre,...
  • Et amarres invisibles

    Poésie Papiers coupés, papiers collés Avec Et amarres invisibles, Bruno Grégoire cherche en des poèmes quasi ordinaires les mots de passe qu’ils articuleraient enfin pour passer à travers la cloison de papier de l’existence. Auteur d’une douzaine de livres et du marquant Poésies aujourd’hui (avec Jean-Marie Gleize et Bernard Vargaftig, Seghers), le discret poète Bruno Grégoire publie avec Et amarres invisibles le quatrième pan de sa série « trait d’union », que Loin de Cluj inaugurait en 2004. Deux livres presque opposés, Dans la bouche morte (1993) et L’Usure l’étoile (1998) le précédèrent comme deux errants, deux solitudes, tant par leur rage froide à heurter,...
  • Péchés innombrables

    Poches L'amour sauve tout… ou presque Les hommes et les femmes de Richard Ford se cherchent, se trouvent, se manquent. Dix nouvelles du maître, acides. Amultitude of sins », « Péchés innombrables » : une référence à l’Épître de Pierre. Dans la traduction Osty et Trinquet du Nouveau Testament : « Avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour, parce que l’amour couvre une multitude de péchés ». Les dix nouvelles de Ford parues en 2002, dont aucune ne porte le titre du livre, tournent toutes autour de la question de savoir ce que peut l’amour. Et si ça vaut la peine. Ainsi Nancy...
  • Sauvages

    Théâtre Branle-bas de combat Quand un projet industriel de grande ampleur divise la population. Une petite ville quelque part en Belgique. Petite ville sans histoires hormis celle d’un riche passé industriel. Comme tous les dimanches, Christian, le bourgmestre, parcourt le marché en serrant des mains : « Bonjour, bonjour, vous allez bien ? » Il est populaire : « Un gros bide, ça inspire confiance. Ça fait terroir. Force tranquille. Ça attire le vote. » Mais la petite ville se meurt, les finances ne sont pas brillantes et l’avenir plus...
Intemporels
par Didier Garcia

Mystères de l’âme

Père spirituel de Malcolm Lowry, l’Américain Conrad Aiken (1889-1973) signe avec Le Grand Cercle une belle énigme romanesque. Sur les conseils d’un ami, qui ne lui voulait peut-être pas que du bien, Andrew Cather, bientôt quadragénaire, rentre plus tôt que prévu au domicile conjugal et y surprend sa femme au lit avec son meilleur ami : « Ce n’était plus sa Berty, ce n’était pas Tom – deux nouvelles personnes étaient assises dans la pièce avec lui, deux étrangers qui le regardaient avec hostilité et incompréhension, dont l’esprit et les souvenirs s’étaient à présent ligués contre les siens. » Et peu importe finalement qu’entre Berty et Tom il y ait la musique, ou que Bach et Haydn aient contribué à les unir : en...
Le Matricule des Anges n°192