La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225 34004 Montpellier cedex 1
Tel : ‭06 95 10 79 63
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Le mot de passe doit contenir au moins 6 caractères.

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Le Matricule des Anges

  • Histoire de l’art avec personnes

    Lmda N°276 Le nouveau texte de Gaëlle Obiégly, Rien à voir, entremêle l’art, la fiction et la vie dans une rhétorique joueuse.

    Rien à voir

    Tout part de la commande d’un artiste bientôt ami. Ari Bosochur sollicite la narratrice pour raconter la rétrospective d’œuvres absentes, le plasticien les ayant fait disparaître. Flattée, celle qui se fait appeler « Rose de nuit » accepte et profite de son « exposé » pour sonder son propre rapport à l’art. Comme dans la plupart des romans de Gaëlle Obiégly la conteuse ressemble de façon...
  • Le Petit

    Domaine étranger Encres salvatrices Comment transformer un drame en tragi-comédie, tout en respectant victimes et proches, telle est la prouesse de Fernando Aramburu, dans un roman pudique et subtil. Mettre le doigt sur la plaie, puis caresser les bords de la blessure, pour en atténuer la souffrance comme ces mères soufflent sur le bobo de leur enfant et déclarent « Envolée la douleur ! Plus mal ! », Fernando Aramburu s’y exerce par l’écriture. Le Basque né en 1959 à San Sebastián, établi en Allemagne depuis 1985, avait surpris bien au-delà des frontières de l’Euskadi avec Patria (Actes Sud, 2018), roman sur un sujet très brûlant : le...
  • L' École du Point-du-Jour

    Domaine français La ville, malgré tout Entre essai et rêverie, Joël Cornuault revient dans les rues du Paris de sa jeunesse afin d’y débusquer ce qui frétille encore. Joël Cornuault est de ces flâneurs actifs qui prennent au sérieux l’art de la déambulation, l’œil au vent et le nez aux aguets ; un art que d’aucuns, pressés comme des citrons par un monde qui n’a de cesse d’amoindrir la vie de nos sens, qualifieraient un peu hâtivement de désuet. Mais Cornuault n’accepte pas cette facilité, car il est également de ceux « qui veulent la lune » et ne se laissent pas abattre. Malgré les morosités passagères,...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Force majeure

Crise oblige, on émet le souhait d’un papier sérieux. Une synthèse géopolitique qui éclairerait le lecteur sur les rouages des conflits internationaux. Étayée par un corpus solide, des ouvrages signés Trinquand et Pellistrandi, avec en prime une astuce mnémotechnique pour ne plus confondre chiite, sunnite et stalagmite. Refusé. « Occupe-toi du hit-parade. » Les cavaliers de l’Apocalypse sanglent leurs chevaux, on nous somme de divertir. Soit. On commentera en représailles le numéro un des ventes. Quel qu’il soit. Et la joie de vivre, Gisèle Pelicot. Léger coup de chaud. L’image d’un...
Le Matricule des Anges n°272
Marc Biancarelli

un auteur

Marc Biancarelli

Chronique
Traduction

Iryna Dmytrychyn

Personne ne demandera rien, de Serhiy Jadan Ferhiy Jadan est un auteur protéiforme qui excelle dans tous les genres, qu’il s’agisse de poésie, de prose, de dramaturgie et de traduction. On le connaît chanteur et front man, engagé politiquement dans l’aide logistique aux combattants et aux civils depuis le début de la guerre en 2014, et plus encore depuis l’invasion à grande échelle de février 2022. En mars 2024 il s’est engagé dans l’armée, le seul front qui compte aujourd’hui en Ukraine. Ce recueil de douze nouvelles offre au lecteur français la preuve de son talent pour la forme courte. Il nous révèle également Jadan...
Le Matricule des Anges n°270
  • Notre Sœur Rabat-Joie

    Domaine étranger Sissie la Noire en Europe blanche Comment peut-on être ghanéenne dans les années 1970 ? Un roman émancipateur d’Ama Ata Aidoo. Il aura fallu presque cinquante ans pour que ce roman de la littérature africaine anglophone soit enfin traduit en français et que le nom de la Ghanéenne Ama Ata Aidoo parvienne à nos oreilles. Cette professeure d’université, défenseuse de la cause des femmes, laisse derrière elle des écrits peu nombreux mais marquants, allant du théâtre à la poésie, du roman au livre jeunesse. Saluée à sa mort, en 2023, à l’âge de 81 ans, comme une...
  • Argent négatif

    Poésie L'odeur de vos dettes La poétesse afro-américaine Lillian-Yvonne Bertram signe avec Argent négatif un livre où les politiques discriminatoires et ségrégatives que l’argent aggrave sont montrées dans toute leur odeur pestilentielle. Si Lillian-Yvonne Bertram est définie comme « queer black poet », appartient au mouvement de luttes antiracistes Black Lives Matter, son travail de poétesse habite ces positions avec une puissance rare. On pourrait le comparer à celui de son aînée Claudia Rankine (Si toi aussi tu m’abandonnes [José Corti, 2010], Citizen. Ballade américaine [L’Olivier, 2020]) ou encore à l’extraordinaire Discipline de Dawn Lundy Martin (Joca Seria, 2019)....
  • Le Tutu

    Histoire littéraire Jambe en l'air et chapeau bas Depuis son invention par Tristram en 1991, Le Tutu n’en finit pas de froufrouter. Parce qu’on ne sait toujours rien – ou presque – de son auteur et, surtout, parce que ce roman de « mœurs fin de siècle » garde intacte toute sa folle frénésie. Le résumer n’aurait aucun sens. Le récit, définitivement débarrassé de tête et de queue, n’est ici que pure dépense, lancé à toute blinde à travers les pages telle une super-balle dont on ne sait ni où ni quand elle s’arrêtera, après avoir tout renversé sur son passage. Car ce Tutu ne respecte rien : ni le bon goût, ni la religion, ni la famille, pour ne rien dire de la vraisemblance. Les tribulations parisiennes et extra-parisiennes de...
  • Sauvages

    Théâtre Branle-bas de combat Quand un projet industriel de grande ampleur divise la population. Une petite ville quelque part en Belgique. Petite ville sans histoires hormis celle d’un riche passé industriel. Comme tous les dimanches, Christian, le bourgmestre, parcourt le marché en serrant des mains : « Bonjour, bonjour, vous allez bien ? » Il est populaire : « Un gros bide, ça inspire confiance. Ça fait terroir. Force tranquille. Ça attire le vote. » Mais la petite ville se meurt, les finances ne sont pas brillantes et l’avenir plus...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Eaux dormantes

Provençal exilé, Gaston Baissette (1901-1977) a célébré les cabaniers de son enfance et la magie de leur étang. Au moment où Jacques Yonnet, Robert Giraud et Jean-Paul Clébert concoctent chacun leur grand livre sur les marginaux et la vie populaire de Paris (Rue des maléfices, Le Vin des Rues et Paris insolite) Gaston Baissette a une bonne tête d’avance. Son roman L’Etang de l’or, ouvrage tout à fait virgilien publié en 1946, est destiné à tourner quelques têtes. Celle du poète Yves Martin par exemple, qui n’a jamais cessé de faire l’éloge de ce livre magique – il a connu cinq rééditions depuis, et n’a pas fini de séduire. Évidemment, ça n’était pas là le coup d’essai de Gaston Baissette, jeune...
Le Matricule des Anges n°136