Lmda N°269
D’une lucidité critique, Marie Vieux-Chauvet rend compte des premiers incendies de la révolution haïtienne.
Cela commence presque gentiment, alors que « le Port-au-Prince, en liesse, attendait sur les quais l’arrivée d’un nouveau gouverneur ». S’ensuit une description de la foule, tenue à distance par des soldats en armes. S’y côtoient des « mulâtresses » et des « négresses », des « créoles blanches » et des « Européennes », avec beaucoup de coquetteries, de seins à peine voilés par « de légers et...