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La rédaction Gilles Magniont

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Articles

L' Espion qui aimait les livres

de John le Carré
Le retour du roi « Pourquoi ce texte était-il resté dans son tiroir de bureau ? » demande son fils dans une pudique postface : voilà le nouveau John le Carré, merveille d’adresse et d’humanité. Ce n’est donc pas son « dernier » livre, qu’il aurait achevé juste avant sa mort survenue en 2020, mais un roman écrit il y a environ dix ans, et qui n’avait pas encore passé le stade des épreuves. L’Espion qui aimait les livres, titre conçu pour le marché français, est sans doute vendeur, mais d’une astuce un peu convenue, entre clin d’œil à James Bond ou à l’auteur lui-même. Silverview, dans la version originale, peut renfermer une signification plus profonde : des germanistes (dont était le Carré) pourraient y reconnaître le nom de la villa (Silberblick) où Nietzsche passa ses...
octobre 2022
Le Matricule des Anges n°237

Mes petites communautés

de Olivia Rosenthal

Pas si commune que ça

Perce-rêve s’abstenir : Olivia Rosenthal égare son lecteur dans d’étranges récits. Agaçants et séduisants. À lire jusqu’à l’apoplexie. Entre deux parenthèses, hommage est rendu aux lecteurs, « ceux qui lisent comme j’écris, sans reprendre souffle et presque jusqu’à l’apoplexie ». C’est vrai qu’ils devront s’armer de ténacité pour venir à bout d’une œuvre tissée de toile tortueuse : phrases à incises, à reprises, à rallonges, sortes d’escaliers biscornus qu’on ne monte pas toujours avec le même entrain. Les verbes y sont...
octobre 1999
Le Matricule des Anges n°28

Ces Corps vides

de Frédéric Chouraki

Ces Corps vides

Des vacanciers en croisière sur le Nil, machines désirantes dont un disciple de Charles Fourier se jouera en organisant une prodigieuse orgie : voilà pour le fil du récit. Mais pour présenter Ces Corps vides, mieux vaut laisser la parole à l’auteur. Qui d’autre pour évoquer un écrivain « dépucelé sur le tard par une voisine obèse », une femme dont la « misère sexuelle se lisait sur son...
octobre 1999
Le Matricule des Anges n°28

Cache ta joie !

de Jean-Patrick Manchette

Coup de ma(n)chette

Manchette posthume, suite et fin : les éditions Rivages publient ses derniers inédits. Souvent dispensables, parfois jubilatoires. En réunissant des articles consacrés au polar (Chroniques) ou au cinéma (Les Yeux de la momie), François Guérif avait su faire découvrir un critique impeccable, doué pour les constructions théoriques comme pour les assertions péremptoires, composé détonant d’érudition et de drôlerie. La publication de Cache ta joie ! s’impose avec bien moins d’évidence. Voilà huit textes de fiction, souvent...
août 1999
Le Matricule des Anges n°27

Techno Bobo

de Dominique Sylvain

Des raves trop chou

La jeune et envoûtante Katia Pachenko se jette du haut d’une falaise ; un privé, déçu par l’amour, porté sur l’alcool, retrouve pied en enquêtant sur ce suicide plus louche qu’il n’en-a-l’air : l’argument de Techno Bobo est tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Il n’en va pas de même pour son casting. Le privé, c’est une femme, Louise Morvan (déjà héroïne de deux précédents romans), et son...
août 1999
Le Matricule des Anges n°27

Médiatocs – chronique

Génération écran plat Mazarine Pingeot, fille de et future mère, met sa vie en forme.Puis vend sa télé. Je reste enfermée dans la maison. Ma chienne préfère le sommeil, je ne la comprends pas » : trois propositions, quelques mots très simples, Mazarine effleure le mystère du règne animal. Puis, dans la même page, elle évoque le chat, le cheval, ou encore la grenouille. Mais comme cette dernière rappelle Kermitterand, la future mère a ce cri déchirant : « Peut-être vendrons-nous la télé quand tu arriveras. » Certains diront qu’il est bien des gens qui se débarrassent de leur télé, mais peu qui la vendent (sauf nécessité extrême), et que Mazarine n’est donc pas très généreuse, un peu petite...
juin 2005
Le Matricule des Anges n°64

Avec la langue – chronique

Un peu plus près des étoiles Avec vingt ans d’avance, la troupe Gold avait trouvé la formule de l’art contemporain. La trentaine détendue fait danser ses enfants au rythme des djembés, les chapelles ruissellent de mises en voix, Mathilde Monnier reprend du rosé : voici venue la saison du spectacle vivant. Mais les joies du live recouvrent le verso non moins solaire des festivals : le Programme, prose dédaignée comme la servante qui n’aurait d’autre rôle que de nous mener à sa maîtresse, la représentation. Or c’est dès les rives du rédactionnel que le désir d’art peut être comblé, en témoignent les deux cents grammes d’Avignon 2008, œuvre en soi dès son premier paragraphe. Valérie Dréville « ne veut pas...
juillet 2008
Le Matricule des Anges n°95

Le patois c’est moi

L’époque a trouvé son mot d’ordre : sous les biloutes, la France !. Puisque cette œuvre ne montre presque rien du Nord/Pas-de-Calais (sinon quelques briques, deux trois toiles cirées, un bout de littoral), puisqu’en masse les spectateurs en reviennent pourtant remplis comme d’une savoureuse démonstration, rendons-nous à l’évidence du Verbe : c’est la part de dialogue qui fait à elle seule toute la valeur anthropologique de Bienvenue chez les Ch’tis, dont...
juin 2008
Le Matricule des Anges n°94

Cela pourrait choquer

Quelques nuages de censure, au ciel menaçant des bienséances. Au début du XXIe siècle : La Nouvelle Star, majesté terrible du jury, et que dire de la salle (prononcer à l’araméenne : pavillon Baal-TÂR), quand c’est au tour du dénommé Ycare, éventuellement de sang cimmérien, de faire ses preuves sur Le Chanteur de Daniel Balavoine. Lio et son tribunal diront parfait, il faut le garder, mais ne souffleront mot d’un alexandrin altéré. Balavoine en son...
mai 2008
Le Matricule des Anges n°93

Courrier du lecteur – chronique

L'homme qui aimait les livres Coups d’œil sur « Le Dictionnaire Truffaut », où les romans se font devant et derrière la caméra. « J’espère que vous garderez longtemps cette gravité du regard et cette façon simple et un peu malheureuse de vous exprimer », écrivait joliment Genet au jeune Truffaut. À parcourir le Dictionnaire, on ne s’éloigne jamais longtemps de la chose littéraire. D’abord, parce que les films sont ici le plus souvent des adaptations, au gré des lectures éclectiques de l’autodidacte : David Goodis pour Tirez sur le pianiste, William Irish pour La Mariée était en noir, Henry James pour La Chambre...
novembre 2004
Le Matricule des Anges n°58

Espèce de Hongrois !

« Tout est pur à ceux qui sont purs » (Saint Paul) : promenade guidée au doux pays de l’Injure. Bougnoule/ Niakoué/ Raton/ Youpin/ Chinetoque/ Putain/ Maquereau/ Macaque/ Chien » pour ceux que n’aurait pas rassasiés cet Hymne à l’amour de Jacques Dutronc, les éditions 10/18 rééditent les travaux de Robert Edouard, publiés une première fois en 1966. Voilà un tombereau qui en impose, avec plus de huit cents pages découpés en deux volumes, le Dictionnaire des injures venant accompagné de...
octobre 2004
Le Matricule des Anges n°57

Quelques déflagrations

Bang ! dévoile et commente toutes sortes d’images. Il y a les images des bandes dessinées, bien sûr, avec notamment l’interview d’Alan Moore, scénariste britannique assez génial qui donne de très politiques contours aux superhéros de papier (on lui doit entre autres les Watchmen et V pour Vendetta) ; mais aussi les images qui cherchent à échapper au livre et recherchent pour ce de nouveaux...
mars 2004
Le Matricule des Anges n°51