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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Le roman de Baobabia

    Lmda N°233 Établi en Suisse, Nétonon Noël Ndjékéry raconte l’histoire d’une région qui englobe le Tchad, à travers une fresque dotée d’une île utopique.

    Il n’y a pas d’arc-en-ciel au paradis

    Né en 1956 au Tchad, Nétonon Noël Ndjékéry s’était fait remarquer déjà en 2019 avec Au petit bonheur la brousse qui relevait de la satire. La vie politique tchadienne y était décortiquée et moquée, ça n’est plus l’objet de la fresque que le prosateur aux trois N. propose avec Il n’y a pas d’arc-en-ciel au paradis. Abordant l’histoire du Tchad. « Face au premier Européen à rafraîchir le bleu...
  • Purgatoire

    Domaine étranger La folie en tête Mêlant épopée intime et fantasmagorie sensuelle, Dmitri Bortnikov bouscule le lecteur, le perd parfois, l’ensorcelle souvent. Le titre serait-il un clin d’œil, un avertissement ou, à l’inverse, une sorte de formule conjuratoire ? Le Purgatoire ici annoncé serait-il, plutôt que celui du narrateur-personnage principal, celui du lecteur ? Il est certain que celui-ci doit s’apprêter pour un voyage qui le rudoiera mais lui offrira aussi bien d’autres surprises et émotions que les atones ou mièvres pages de nombre des autofictionnaires de la rentrée littéraire. Julie...
  • Une famille à Bruxelles

    Domaine français Parle avec elle Dans une langue très vive, Chantal Akerman, décédée en 2015, explore la parole et les silences qui unissent une mère et sa fille meurtries par le deuil. Nous la connaissions comme une cinéaste majeure d’une extrême liberté aux films inclassables entre fiction, cinéma expérimental et documentaire, mais beaucoup moins comme écrivaine. Deux récentes rééditions de Chantal Akerman s’obstinent heureusement à pallier ce manque avec la publication de Ma mère rit (L’imaginaire/Gallimard, 2021) et Une famille à Bruxelles que L’Arche republie. Dans une langue mue par une quantité impressionnante...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

Michou mi-chèvre

Affronter (Hollande). Chavirer (Lafon). S’adapter (Dupont-Monod). Pas dormir (Darrieussecq). Frappant, cette flopée de titres à l’infinitif ces derniers mois. Michel Houellebecq, en champion, ferme le ban. Anéantir, qui dit mieux ? Son ouvrage – couverture cartonnée blanche, élégant signet rouge – détonne au rayon livres. L’auteur semble bander les muscles dès la sortie du vestiaire. De la part de celui qui cultivait jusqu’alors un genre de dandysme débraillé, ce soin soudain porté à l’apparence surprend et paraît presque suspect. Difficile pourtant de critiquer Houellebecq. Si ça se...
Le Matricule des Anges n°230
Tiziano Terzani

un auteur

Tiziano Terzani

Chronique
Traduction

Sylvie Doizelet

Où sont-ils maintenant, de Laura Kasischke Une poésie inspirée par David Lynch ? C’est Laura Kasischke elle-même qui le dit. En France, ce sont ses romans, Les Revenants, En un monde parfait, Esprit d’hiver (trois parmi dix) qui souvent sont associés à l’auteur de Blue Velvet. Imagine-t-on traduire l’univers de David Lynch ? Où sont-ils maintenant Le point d’interrogation manquant plane au-dessus de ces pages. C’est une sorte de point d’interrogation fantôme, qui produit un effet permanent d’incertitude. Son absence dans le titre est d’autant plus troublante que les questions sont légion dans 187 poèmes. Ont-ils sursauté...
Le Matricule des Anges n°227
  • Lady Chevy

    Domaine étranger À l'ombre des Appalaches Portrait d’une adolescente portée par la rage, dans un monde où la notion du bien s’est effacée. Perturbante, entière, dévorée par ses espoirs, ses attentes, ses déceptions. Lady Chevy est Amy Wirkner, 18 ans. « On (l)’appelle Chevy parce (qu’elle a) le derrière très large, comme une Chevrolet. Ce surnom remonte au début du collège. Les garçons de la campagne sont très intelligents et délicats. » Elle a le profil de la laissée-pour-compte : obèse, brillante, pauvre, implacablement lucide. Mal dans sa peau, mal dans sa courte vie, mal...
  • Quand je ne dis rien je pense encore

    Poésie Parler sans visage Un premier texte impressionnant de finesse sur les circonstances de la parole, quand elle fait faillite ou quand elle devient une fête. Certains livres marquent comme seules savent le faire certaines rencontres, on ne les referme jamais tout à fait. Ils intègrent ce que Patrick Chamoiseau avait joliment nommé notre « sentimenthèque ». On pourra les relire en y trouvant toujours des mots nouveaux. Quand je ne dis rien je pense encore se lit comme une longue adresse, infiniment tendue vers l’autre avec un petit a car toutes les majuscules ont disparu. Entre prose et vers,...
  • La Ville de plomb

    Histoire littéraire Paris au noir Mêlant le roman d’anticipation à la chronique réaliste pour transfigurer le sombre Paris de 1947, Jean Meckert (1910-1995) invente avec La Ville de plomb un curieux – et enthousiasmant – objet littéraire. Fidèlement, les Éditions Joëlle Losfeld poursuivent leur réhabilitation de Jean Meckert : après six autres romans, nous avions pu découvrir, en 2020, le féroce Nous avons les mains rouges de 1947 (voir Lmda N°211). Meckert nous y plongeait dans la province française affrontant, au lendemain de la guerre, l’épuration que l’on a dite sauvage, en fait règlements de comptes entre héros et traîtres, salauds et idéalistes. Deux ans plus tard, en...
  • Sentinelles

    Théâtre Fête de la musique L’art, insaisissable, s’efface lorsqu’il est offert au monde. Portraits de trois pianistes, qui interrogent leur vocation et leur rapport à la création. Ils se sont rencontrés autour de la musique. Swan, 10 ans, prend chaque semaine un cours de piano chez Sarah Stensen, la mère de Mathis. Ça ne se passe pas très bien entre le fils et sa mère. Un jour, alors qu’il attend son tour, Swan assiste au pétage de plombs de Mathis : « J’ai besoin d’un prof, pas d’un dictateur », dit-il à sa mère. Et il s’en va furieux, invitant au passage le jeune Swan à venir boire une bière chez Morel. Ils ne se...
Intemporels
par Didier Garcia

En eaux froides

Dans Racleurs d’océans, l’océanographe Anita Conti (1899-1997) évoque une campagne de pêche dans l’océan Arctique. Fascinant. 15 juillet 1952. Bienvenue à bord du Bois-Rosé, un navire qui dissimule derrière son nom plutôt poétique un chalutier destiné à la pêche à la morue, laquelle laquelle évolue dans les mers dont la température est proche de 0°C. À son bord : 500 000 litres de gasoil, 750 000 kilos de sel, un moteur diesel de 75 tonnes de métal développant 1300cv de puissance, des vivres pour soixante hommes et pour une durée de six mois. Tout cela serait presque banal si parmi tous ces hommes ne se trouvait cette seule femme, Anita Conti, venue là en mission pour « observer les moyens actuels de détection...
Le Matricule des Anges n°195