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Article paru dans le N°24 du Matricule
(sept.98)
Otrante
Revue biannuelle dirigée par un groupe
de normaliens, Otrante s'est placée sous
le patronage du gothique Horace Walpole afin d'étudier
les diverses manifestations littéraires et artistiques
du fantastique. Au sommaire du numéro 10, le vivace et
protéiforme Claude Seignolle offre à nos universitaires
un morceau de choix en répandant depuis cinquante ans le
soufre et les sortilèges de ses histoires magiques. On
lui prête d'ailleurs des facultés étranges
comme celle de "Voir dans la nuit" (Jean-Pierre
Sicre) qui le font comparer à Nerval avec lequel il partage
un sens aigu de la ville. Il est encore question de dons du sang,
de loups-garous et de sorciers, ces éléments récurrents
de son imaginaire qui lui permettent d'éclairer la part
noire de la vie. Deux dents, pas plus et un extrait de
son récit La Gueule (1959) qui avait suscité
le premier essai consacré à son oeuvre par R.-L.
Doyon composent la contrepartie jouissive des articles analytiques
très denses. Débridées, les interventions
de Seignolle confirment qu'il y a dans ses écrits une petite
musique qui ne trompe pas, celle de la littérature éternelle.
Otrante N°10 248 pages, 95 FF
C/o L. Ruiz 218, rue Vulfran-Warmé, 80000 Amiens