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A l'heure d'une rentrée littéraire où de rares bons livres se cachent sous une avalanche de romans mal dégrossis (le rentrée littéraire n'est jamais poétique), de produits de consommation courante (la courante est le mot juste), il est bon de voir que les revues de création littéraire retrouvent une audience, acquièrent un certain poids. Après la manifestation organisée en juin dernier par le Centre Régional du Livre de Franche-Comté (Revues en vue) dont on s'est déjà fait l'écho, ce sera du 15 au 17 octobre 1999 au Salon de la revue organisé par Ent'revues de prendre la suite d'une succession de signaux assez révélateurs de l'engouement que suscitent ces lieux d'édition souvent marginaux, presque toujours libres. Notons également que pour évoquer la création littéraire aujourd'hui, la municipalité de Tours, avec le soutien de la librairie Le Livre et du Centre Régional de Lettres de la Région Centre a décidé de faire une bonne place à ces publications. Un débat sera consacré aux revues, auquel Le Matricule s'associe (on vous tient au courant). Un phénomène durable Ces appels du pied d'institutions culturelles ne reflètent peut-être pas seulement une mode passagère. Après tout, puisqu'il faut de l'enthousiasme, de l'inconscience et de l'abnégation pour faire une revue, on peut supposer que ceux qui se lancent dans une telle galère doivent tout de même pas mal chérir la langue, le texte, la littérature. On laissera donc les produits périssables avant même d'être consommés aux fabricants de soupes à Goncourt et l'on ira avec bonheur et surprises batifoler du côté des chemins de traverse. Un autre phénomène qui explique la recrudescence de revues réside probablement dans le fait qu'il est devenu facile d'écrire sans rature et que plus nombreux sont ceux qui se sentent le talent d'un écrivain parce que leur outil informatique donne à leurs textes une apparence de déjà imprimés. Face aux refus des éditeurs essuyés souvent à juste titre, les scribouillards de tout poil se tournent vers d'alternatives échappatoires. Les revues, de ce fait, reçoivent plus de manuscrits qu'elles n'ont de lecteurs, ce qui, il faut en convenir, n'est pas à la gloire des écrivaillons. Mode d'emploi Donc, avant de vous livrer quelques titres, adresses et indications concernant un bon nombre de revues que nous avons lues, rencontrées, croisées, répétons à nouveau qu'il est impératif, si vous voulez un jour figurer au sommaire d'une telle publication, que vous en ayez lu plusieurs numéros. Ne serait-ce qu'en simple lecteur, plus d'une fois, vous ne serez pas déçu. Pour ce dossier revues qui devrait inaugurer d'autres dossiers sur d'autres sujets, nous avons rassemblé une bonne partie des articles écrits au fil des numéros du Matricule sur nos consoeurs. Ces articles, vous pouvez les lire à travers les liens de la liste (non exhaustive) de revues. À cela nous ajoutons parfois une petite note de présentation de la politique éditoriale ou de complément. De même nous vous proposons quelques institutions et manifestations liées aux revues. Ce dossier est le vôtre Ce dossier est aussi le vôtre! Que vous soyez revuiste ou simplement lecteur nous vous engageons à nous faire part de titres absents pour l'instant de la liste, de changement d'adresses, de précisions voire de critiques. Aidez-nous à faire évoluer ce dossier indéfiniment et apportez ainsi votre soutien à des publications sans lesquelles peut-être il n'y aurait guère d'avenir pour la littérature. Enfin, vous pouvez commander une partie des revues ici présentées. Certaines, toutefois ont disparu de la circulation. Si vous souhaitez les trouver tout de même, nous pouvons vous conseiller la librairie des revues et aussi de nous adresser un mail pour que nous vous aidions à les dénicher.
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