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Article paru dans le N°21 du Matricule
(nov.97)
J'Écris
Le minimalisme en mise en page a un nom : J'écris. Réalisée entièrement par Jean Guénot (un drôle de gusse), J'écris impose le choix d'une seule colonne qui court d'une page à l'autre. Il est vrai, la couleur du papier change chaque semaine. S'il ne s'embarrasse pas avec l'esthétique de sa revue, Jean Guénot ne s'embarrasse pas non plus avec les auteurs qu'il mentionne. Voilà un revuiste qui n'a pas sa langue dans sa poche, et qui vous cause comme au bistrot de Racine, Pascal, Malraux et d'autres encore. La lecture de J'écris est ainsi proprement jubilatoire. Un dossier ouvre chaque numéro (De l'usage de la terreur en littérature pour ce N°42). Suivent quelques causticités sur le milieu littéraire, le tout emballé dans une langue qui fonce droit au but, sans chercher à faire joli. Le prix est élevé, alors il est conseillé de s'abonner à plusieurs, puisqu'aussi bien, c'est à plusieurs que vous aurez envie de lire les réflexion de l'abbé Aristide Bigusse, Armand de Saint-Gusse ou du général Trigusse.
J'écris N°42 - 32 pages, 60 FF
B.P. 101 - 92 216 Saint-Cloud
Note :
Il ne paraît pas très utile d'envoyer des textes
à J'Écris. Jean Guénot, figure incontournable
du monde de la revue, réalise une revue qui s'adresse pourtant
aux écrivains désireux de trouver la voie de la
publication. À l'aide de collaborateurs aux pseudonymes
transparents, il vous donnera quelques tuyaux avc une ironie jubilatoire.
Malgré sa présentation pour le moins austère,
J'ÉCRIS est une revue réjouissante.
Article paru dans le N°25 du Matricule
(janv.99)
J'écris
Rédigée en doublette (Jean
Guenot et Albert Sigusse), cette revue trimestrielle sur papier
vélin parle de littérature avec bonheur sans mâcher
ses mots. Un style direct pas avare de coups de coeur et de coups
de gueule (lire l'édito sur le prêt gratuit du livre).
Dans ce numéro, une large place est faite à Raymond
Chandler, "un des plus intuitifs poètes de la tristesse
contemporaine"., ainsi qu'aux coauteurs (c'est le dossier :
d'Erckmann-Chatrian aux frères Goncourt, en passant par
Souvestre et Allain où l'on apprend que les pères
de Fantômas se distribuent les chapitres à écrire
à pile ou face). Et comme, ici, on sait recevoir, en guise
de digestif : une recette de table et un courrier des lecteurs
bien gratiné.
J'écris, N°47,
32 pages, 60 FF - BP 101 92216 Saint-Cloud