Article paru dans Le Matricule des Anges
                               Numéro 04 d'octobre/novembre 1993


Le regard agrandi
de Frank Holden

Dépouillé de ses fleurs/le pommier catalyse/le courage retrouvé d’être le porte-parole/de ses propres promesses "

La poésie de Frank Holden est rare, précieuse, parce qu’elle est une poésie du refuge avant l’éclatement. Cela signifie qu’elle condense, qu’elle resserre sa peur de l’unité pour affronter le noyau dur de l’être.
Elle est forcément fragile, tremblante, intouchable, au bord d’elle-même comme un visage à la fenêtre, et on pourrait la croiser sans la reconnaître, mais ce serait comme ne pas voir la neige se confondre à la neige.

Tant d’acuité, tant d’ardeur à retrouver l’inexorable de l’enfance peuvent-ils nous laisser indifférents?
Le poète fronce les sourcils, serre les lèvres. Sa tâche n’est pas d’apitoyer mais de faire sourire les pierres.

Le regard agrandi
Frank Holden

Jean-Jacques Sergent éditeur à Cléry (Loiret)
56 pages, 50 FF

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