La première chose à laquelle on pense en matière de musique italienne est sans doute, et à juste titre l'opéra. Nait à Florence au 16e siècle, il fut illustré dès 1607 par l'Orfeo de Monteverdi. Le genre se fixe peu à peu et le premier théâtre public s'ouvre à Venise en 1637. Antonio Vivaldi conçoit près de 50 opéras. Règnent sur scène les castrats (Farinelli, 1705-1782). Un nouveau genre s'impose, avec Alessandro Scarlatti et Jean-Baptiste Pergolèse.
Au XIXe siècle, l'Italie rayonne plus que jamais grâce à son art lyrique. Rossini (1792-1868) s'installera à Paris, où ses opéras (Otello, Le Barbier de Séville) étaient très célèbres.
Bellini devient en 1831, avec la création de Norma, l'idole romantique de la gent féminine milanaise. Il ira lui aussi à Paris, en 1835. En chef de file du bel canto lyrique, ses uvres annoncent un autre grand nom. Giuseppe Verdi (1813-1901), qui devient célèbre avec Nabucco, en 1842. Il écrit ensuite les trois uvres qui lui assureront la renommée internationale : Rigoletto (1851), Il Trovatore et La Traviata (1853). Ses opéras sont devenus le symbole de l'identité italienne, forgée à l'époque du Risorgimento.
Giacomo Puccini (1858-1924), se révèle au grand public avec son opéra Manon Lescaut en 1893. Suivront La Bohème (1896) et La Tosca (1900) uvre audacieuse à laquelle Schönberg rendra hommage. De nos jours, le répertoire classique est magnifiquement mis en voix par une jeune cantatrice, Cécilia Bartoli.
Le début du XXe siècle marque un regain d'intérêt pour la musique instrumentale. Dans les années 1930, dès la création du Festival de musique contemporaine de Venise et du Mai musical florentin, apparaissent deux personnalités majeures, Gofredo Petrassi et Luigi Dallapiccola. Après-guerre, l'avant-garde radicale d'un Luigi Nono, gendre de Schönberg adopte le dodécaphonisme à la suite de Dallapiccola, pour rompre avec l'esthétique de la période fasciste. Il travaillera avec l'un des plus grands chefs-d'orchestre contemporains, Claudio Abbado. Il ne faut pas oublier non plus la fabuleuse collaboration qui unira les films de Federico Fellini à la musique de Nino Rota.
De nos jours, on peut citer les noms de deux jazzmen italiens incontournables, Franco D'Andrea et Enrico Rava.
De la génération suivante, le Sarde Paolo Fresu est l'un des jazzmen italiens les plus reconnus internationalement. Il a reçu le prix Top Jazz en 1990. L'étoile montante du jazz italien s'appelle aujourd'hui Stefano Di Battista.
Et en France, Frédéric François ne doit pas nous faire oublier les illustres fils d'émigrés italiens que sont Aldo Romano et Marc Perrone!