Vos critiques     

Classement par ordre d'arrivée

Voici les critiques que nous avons déjà reçues, bonnes lectures et bonnes découvertes.
(et n'oubliez pas que vous pouvez commander chaque livre cité sur ce site).

Index des livres abordés
(Consultez les autres critiques à l'aide de l'index)
Rendez-vous ici pour écrire vos articles et vos écrits

 

Ô ter abcède de Martin Ziegler (Ed. Laurence Mauguin)

Impressions de lecture de Carine Fouquet
FRANCE

Le texte de Martin Ziegler gagnerait à être connu par ces temps de disette poétique. Une langue et un univers sont là, signes d'un véritable écrivain. Ô ter abcède est une invite à se laisser ravir par le langage, des descriptions poétiques d'où ne sourd nul personnage. En outre, la maquette du livre est superbe et le papier ivoire semble se conjuguer à la noblesse du projet. Il est temps reconnaître le travail encore méconnu de Martin Ziegler ainsi que celui de l'éditrice Laurence Mauguin (http://lmaug1.free.fr)

 

Jours ordinaires à Dheisheh de Muna Hamzeh (00h00.com)

Impressions de lecture de Pierre Bachy
BELGIQUE

Je viens de terminer ce journal  voulant en savoir plus sur la vie des Palestiniens aujourd'hui. Ce petit livre est édifiant à plus d'un titre. Qui ne s'intéresse vraiment au sort des morts vivants de ces tueries absurdes, dont le sens échappe même à ceux qui les commettent. En fait, tout au long de cette descente vers l'enfer, Muna Hamzeh nous escorte comme un reporter. Elle pourfend tous ceux qui ont osé exalter les diverses vertus de la guerre, même par les Israëliens ! Non qu'elle soit aveugle ou éclairée par la  terrible lumière d'une " foi mortifère ", elle est hideuse, toujours et partout. Portées par un style aux formules percutantes et malheureusement servies par l'actualité, les réflexions de Muna  tendent à démontrer que, comme le sexe et comme la mort, la guerre fait intégralement partie de cette partie du monde.
Qui est Muna Hamzeh ?
Elle est une journaliste à la double nationalité palestinienne et américaine. Elle est née à Jérusalem en novembre 1959, d'un père musulman originaire de Haïfa, et d'une mère chrétienne de Beit Jala. Tous deux ont des origines à la fois palestiniennes et libanaises. Ayant obtenu son diplôme  universitaire en Jordanie en 1978, elle part aux USA pour y poursuivre ses études et travailler. En 1983, elle obtient, à l'université de l'Etat de Washington, un diplôme de journalisme. Elle se rend en Cisjordanie en 1989 pour couvrir la première intifada palestinienne. Elle décide de rester en Palestine et épouse, en 1990, un habitant du camp de réfugiés de Dheisheh, près de Bethléem.
Intifada al-Aqsa
Puis vint la seconde intifada. Muna , comme beaucoup d'intellectuels, de cadres, d'ONG palestiniens, découvre Internet et le courrier électronique, seule ouverture sur le monde. Grâce à ces nouvelles technologies, Muna peut suivre l'actualité internationale, correspondre avec les autres villes de Cisjordanie et recueillir les dernières informations de Gaza. Elle dénonce la poursuite de l'occupation, la confiscation des terres , l'extension de la colonisation. Elle fustige l'autorité palestinienne pour son autocratie et sa corruption. Elle s'indigne de la pauvreté  alors que s'affiche une classe de nouveaux riches palestiniens. Elle crée aussi la premier site Internet d'un camp de réfugiés : le dialogue se rétablit ainsi entre tous ces Palestiniens dispersés dans une soixantaine  d'autres camps.
Elle a décrit ces événements en 2000 - gouvernement Barak - sous forme de journal en le personnifiant " Cher Journal " comme Anne Frank qui écrivait " à chère Kitty " ! Muna s'adresse d'ailleurs à elle : " Où es-tu Anne Frank? Où es-tu donc ? Est-ce pour cela que tu es morte ? Pour que ton peuple se retourne contre un autre peuple, et se livre à ces pogroms? Tu étais  bien jeune, et tu ne méritais pas de mourir, et pourtant tu es morte en raison de ton identité. C'est pour la même raison qu'ils nous tuent maintenant. Ils luttent contre notre existence même. Oh, Anne ! J'aimerais que tu reviennes à la vie, que tu voies tout cela et me dises ce que tu en penses ! "
" Et tu sais quoi, mon cher, très cher journal ? C'est toi qui m'as aidé à ouvrir ma cage et à m'envoler. Car comment aurais-je pu écrire tant de pages, atteindre tant de gens, et parler de libération sans être libre moi-même ? Cette contradiction me tuait. Elle m'enfonçait lentement comme une lame dans le cour.  Alors j'ai compris que je ne pourrais plus me battre pour la liberté de mon peuple sans être libre moi-même. Car la libération, si elle ne commence pas par soi-même, que peut-elle bien signifier ? Dis-moi, journal silencieux, dis-le moi. "
Et  la voilà écrivain, elle qui voulait écrire un livre depuis des années, mais qui trouvait une nouvelle excuse pour ne pas le faire. Et la voici écrivant chaque jour, alors que son prétexte pour ne pas écrire était le manque de temps, la peur de l'échec, de ne pas être à la hauteur du défi ! Oui, les événements l'ont bien fait écrire maintenant ! Assise là, avec le même pyjama depuis deux ou trois jours, parce qu'elle n'a pas pensé à s'habiller. Elle ne se brosse même plus les cheveux. Et tout ce qu'elle veut, c'est rester là, envoyer et recevoir ses messages et écrire, tout dire, tout révéler.
" C'est bizarre ce qui vous arrive, dit-elle, quand vous vivez ce genre de situation.Quand vous ne savez pas à quel moment l'enfer va se déclencher et si vous vivez votre dernier jour ou non, prenez votre dernier repas, écrivez vos derniers mots..."
Et le processus de paix?
" Paix mon oeil, pour parler poliment ! Processus de guerre, plutôt, accord à balles réelles, Oslo de l'Eradication des Palestiniens.
Mais que fais-tu, Monde, face à tant d'hypocrisie ? Nous sommes pourtant au XXI°ree;siècle ! L'ère de l'information, de la TV satellite et digitale, d'Internet.Ne sommes-nous donc pas un village global? Le Monde n'a-t-il pas vu la mort affreuse de dizaines d'enfants palestiniens ? "
Pourquoi les femmes palestiniennes sont-elles absentes  des zones de confrontation? Pour la raison évidente qu'il y a des fusillades. Mais elles sont des soldats inconnus, retranchés dans chaque habitation palestinienne. Elles s'occupent des enfants tout en ayant un oeil rivé à leur poste de TV, suivant l'évolution dans ses moindres détails.
Selon elles, l'Intifada  doit continuer. La mort de leurs hommes ne doit pas rester sans résultats. Elles veulent continuer le combat jusqu'au bout. La nouvelle d'un cessez-le-feu fait de la peine : ce n'est pas ce que les Palestiniens veulent entendre ! On ne peut pas lancer chaque fois une nouvelle intifada, pour recommencer par la suite ! Cette fois, la lutte doit aller jusqu'à son terme, jusqu'à la victoire. Peut-être vivent-ils leur dernière bataille, leur dernière guerre.Pour eux, ce sera la libération ou la mort. Il n'y aura pas de troisième voie !
Le cercle de la déraison
S'il est  vrai que l'Intifada palestinienne d'Al-Aqsa a brouillé tous les repères entre Juifs et Arabes, au point de les enfermer dans un " Absurdistan " ravageur, les attentats du 11 septembre 2001 de New York ne semblent pas avoir produit un contre-choc permettant de réduire l'intensité des violences entre Israëliens et Palestiniens. La  comptabilité macabre des morts s'enfle de jour en jour... et partout la haine qui se déploie pleinement dans ce qu'il faut désormais appeler " le cercle de la déraison ".

 

Meurtres en neige de Margaret Yorke (Points)

Impressions de lecture de Julien Gavenc
FRANCE, Lyon

Un auteur formidable pour un livre en toute simplicité.
L'intrigue policière est prenante, mais elle n'a rien à voir à côté de l'étude des personnages qui est d'une grande précision. De plus, pour les amateurs de montagne, la description du paysage est saisissante et donne envie d'aller passer un petit moment à Greutz.
La scène se passe donc à Greutz, petite station des Alpes autrichiennes adossée au majestueux Schneiderhorn. Des vacanciers Anglais viennent y passer une semaine en toute tranquillité. Mais leurs occupations lors d'une tempête de neige qui durera plusieurs jours seront loin d'être innocentes...
Qui donc a bien pu tuer Bernard, homme réservé et skieur chevronné... Patrick Grant a déjà sa petite idée mais va chercher à la prouver. Il ne pourra néanmoins pas éviter le drame final...
Ce petit livre de 200 pages est un moment agréable à passer avec nos chers amis Anglais, qui restent, avec Margaret Yorke, des auteurs de livres policiers hors pair. A découvrir absolument.

 

À ce soir de Laure Adler (Gallimard)

Impressions de lecture de Pia Brunner
FRANCE

C'est le mot «silence» qui ouvre le texte et les mots qui en surgissent semblent lutter contre le mutisme de la douleur. C'est pourtant contre elle que Laure Adler écrit, pour mieux la saisir et se la figurer, pour mettre des mots sur la perte de son enfant et de tout ce que l'enfance implique d'innocence et d'oubli. Le lecteur est en immersion dans cette conscience blessée qui rend compte, dans une douloureuse et cloisonnante temporalité, de tous les événements qui ont jalonnés les mois passés avec son fils : des jours heureux dans la cabane sur le petit bout de terre au bord de la mer à l'enfermement du monde hospitalier qui a violemment, et sans prévenir, arraché son fils à toute forme de vie. L'auteur découvre, par courts-circuits imprévisibles, des images bouleversantes pour figurer l'indicible, l'attente et la perte.
La discontinuité narrative est à l'image de la douloureuse échappée de Laure Adler, cette aphasie qui coupe et clôt le texte sur des blancs; l'épreuve de la perte apparaît ainsi comme inextricablement liée à la pratique narrative.
Ce texte autobiographique est un cri longtemps enfoui, une tentative de ressaisir en tremblant ses souvenirs comme pour les expier, comme pour pardonner à la vie et à l'Immuable, à celle qui nous dira à tous : «à ce soir».

 

Et si c'était vrai de Marc Levy
ecritures/levy.html
Impressions de lecture de Julien Gavenc
FRANCE, Lyon

Lorsque j'ai lu la critique de Eva Domeneghini sur le livre de Marc Lévy qui s'intitule Et si c'était vrai, je suis tombé des nues. Comment peut-on faire une critique aussi acerbe sur un livre qui m'est apparu comme le meilleur que j'ai jamais lu.
Je suis très déçu que le site lmda.net publie des critiques aussi dénuées de sensibilité. Car il s'agit bien de ceci dans ce livre. Effectivement, le style est simple mais nul besoin de posséder des talents littéraires pour dire des choses belles, des choses "vraies". Je suis convaincu que la simplicité d'écriture qu'emploie Marc Lévy correspond davantage à tous les publics susceptibles de le lire et ne reste pas réserve à une communauté "d'élites" comme c'est bien souvent le cas avec les livres qui sont primés par l'Académie Française. Certes - et vous ne me ferez pas dire ce que je n'ai pas dit - il faut des livres qui possèdent un plus haut style d'écriture ainsi que des auteurs ayant des prétentions littéraires supérieures à celles de Marc Lévy. Et ce, ne serait-ce que pour entretenir notre "belle langue française".
De plus, la façon qu'a E. Domeneghini de qualifier M. Lévy de néophyte est, je pense, quelque peu abusive. Tout comme son expression de "facile à consommer". Ce livre est certes un livre facile à lire, mais il n'est pas forcément un livre dénué de toute nouveauté, tant par ses comparaisons, son humour débordant et finalement la joie de vivre qu'il transmet au fil des pages. Je suis convaincu que l'auteur de votre critique a lu ce livre alors qu'elle était dans un mauvais jour et qu'elle n'a pas su l'apprécier à sa juste valeur. Cet écrivain n'affiche certes pas ses prétentions littéraires et c'est pour sa simplicité vis-à-vis de la vie que je l'apprécie. De plus, E. Domeneghini souhaite qu'un autre auteur écrive un livre sur le même sujet. Ce serait une erreur et si c'était... le cas, je me passerai bien de le lire.
Ce livre est indéniablement, une espérance qui m'a été donnée et qui n'est pas près de s'éteindre.

 

Pas à pas, jusqu'au dernier de Louis-René des Forêts (Mercure de France)

Impressions de lecture de Thierry Cecille
FRANCE

Celui qui va mourir parle : tant qu'il parle, la mort n'est pas, quand la mort sera, il ne parlera plus. Le "dernier mot", si tant est que la force qu'il exige soit, jusqu'au dernier souffle, laissée au mourant, la mort l'avalera -et y substituera son silence. Alors que Des Forêts s'entêtait, précédemment, Ostinato le disait, à reprendre sans relâche le fil du souvenir, tentait, pour échapper à un étouffant présent sans horizon, de retrouver «un peu de fraîcheur venue de la lointaine enfance», ici il n'a plus même cette énergie, ou cette illusion. Il ne veut plus que faire face à ce qui va venir et le surprendra toujours, même s'il se tient sur ses gardes. «Ce qui l'entrave est ce qui le motive» : parler est vain mais se taire serait une défaite plus totale encore, plus humiliante. Quotidiennement peut-être il s'attèle à l'écriture, quand les souffrances physiques s'atténuent, et il s'échappe en de longues phrases qui le maintiennent en vie. Flux et reflux de l'angoisse, ressacs de la solitude - mais parfois aussi une «saine ironie», un sourire discret et las, tel le sourire de certaines rides -car il se pourrait aussi que la mort vienne «avec une douceur infinie, comme angélique, oui, peut-être, mais seulement peut-être, aucune de ses innombrables proies n'y ayant survécu pour témoigner». L'écriture -et notre lecture donc- jamais ne lâche prise : une tension, un suspense règne -puisqu'à la fin le meurtre aura lieu, la mort le tuera. La mort est venue. L'a-t-elle surpris? A-t-il, jusqu'au bout, tenu parole, «le moi réduit à l'état de fragments»? Désormais, la postérité -peut-être elle-même fugitive, mortelle- nous fait entendre cette voix, posthume, c'est-à-dire venue du tombeau, cette voix qui ainsi, contre le néant, murmure encore, à bout de force mais entêtée, encore.

Thierry Cecille

 

Le Dehors ou la migration des truites d'Arno Bertina (Actes Sud)

Impressions de lecture de Thierry Cecille
FRANCE

Des risques sans démesure...

Bertina prend tous les risques -et, sans démesure, avec délicatesse plutôt, il les maîtrise. Risque du diptyque : d'un côté, Kateb, kabyle "traître", puisque marié à une Française qu'il suit à Paris, de l'autre, Malo, médecin, pied-noir fuyant l'Algérie qu'il ne cessera de vouloir rejoindre. Risque de l'Histoire : la manifestation du 17 octobre 61 et sa répression sanglante, les harkis refoulés, abandonnés aux massacres, la burlesque occupation de l'Odéon en mai 68. Risque du récit réaliste, presque documentaire : le recruteur d'immigrés, serrant la main avec insistance pour jauger la force du futur O.S, les isoloirs tenant lieu de cabines pour les examens médicaux des pieds-noirs débarquant à Marseille.
Risque de l'analyse psychologique : la mère et la soeur de Malo, bourgeoises hypocrites et recluses, tentent de le reprendre en main et méprisent cette femme, qu'il a ramenée de là-bas, trop bavarde, trop vivante, Kateb tente de lutter contre le silence, puis la folie, de Dora, coupable d'avoir aimé, et non seulement désiré, "un Arabe", emprisonnée, violée, détruite par "l'immense dehors" du titre. Risque de la polyphonie : les voix parlent à un narrateur indéfini, s'interrompent, reprennent, fragments de monologues hachés, de ce que la conscience essaie de mettre en mots face aux événements, aux douleurs, aux sensations qui ne cessent de se succéder.
Risque des images enfin : les matraques, "longues dents noires", "les yeux inexpressifs qui taisaient tout ce qu'ils voyaient", le fleuve à travers l'estuaire, "immense cicatrice dont les points de suture n'auraient pas tenu, béante."
Toute cette matière, l'écriture la travaille, la sculpte, sans rien travestir -au contraire : la violence se fait plus crue, la solitude plus désolée, et la beauté, qui subsiste dans le soleil sur l'estuaire, dans un corps offert, plus éclatante.

Thierry Cecille

 

Moutarde douce de Stéphanie Hochet (Robert Laffont)

Impressions de lecture de Christelle Divry
FRANCE

Ma vie folle

Marc Schwerin est écrivain et entretient des relations épistolaires avec ses lecteurs. Il est même sous le charme de lectrices qu'il ne peut s'empêcher d'imaginer. Mais l'imagination a des pouvoir qui se heurte souvent à la crudité de la réalité ! Marc s'en rend compte quand il fait la connaissance de deux de ses lectrices : Odette et Sonia.
Ce roman est plus qu'un aller et retour de lettres entre écrivain et lectrices. Il pose les questions de la quête du lecteur qui a besoin de la reconnaissance de l'auteur, alors que pour être auteur, il faut obligatoirement celle du lecteur !
Stéphanie Hochet a une connaissance des lettres que peut recevoir un auteur assez étonnante vu qu'il s'agit là d'un premier roman et que donc elle n'a pas encore goûté aux joies, colères et déceptions que peut engendrer ce courrier ! Il y a celles qui sont éperdument amoureuses, il y a ceux qui cherchent un tremplin pour se faire éditer, il y en a d'autres qui proposent une réécriture plus moderne etc...
Marc est sincère quand il dit prendre plaisir à lire les lettres de Sonia et Odette jusqu'au jour où elles envahissent sa vie et deviennent caricaturales ...deux furies dont il essayera de se débarrasser grâce à la complicité de son ami Mus ! Il y a beaucoup d'humour ...la scène où Marc avoue qu'il est homosexuel et qu'elles n'ont qu'à faire la même chose vu qu'elles ont toutes les deux le même amour pour lui est délirante !
Stéphanie Hochet fait preuve d'une grande maturité, elle devance, à travers Marc et son histoire, les reproches qu'on pourrait faire à son roman, mais je ne veux pas vous parler de la fin. Elle a aussi le sens des petites phrases percutantes.
Extraits : «Les " ambitions littéraires " : n.f. pl. virus touchant les correspondant(e)s d'un écrivain célèbre qui se mettent à rêver d'un quelconque talent de plume sous prétexte que ce dernier pousse la charité à leur écrire deux-trois compliments de politesse (qu'il ne pense généralement pas).»
«La mode actuelle chez notre jeunesse surnourrie est de débusquer et de porter au pinacle ce qui est inutile, creux, laid et qui par tous ces aspects coordonnés apparaît comme définitivement révolutionnaire. La jeunesse de ce pays s'emmerde, elle est surprotégée, donneuse de leçons et inconditionnellement contente d'elle-même.»
J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce titre.

Christelle Divry

 

C'est un livre qui pue (recueil, Rougerie éditeur)
Paroles cuites de Christian Degoutte (La Petite Revue de l'Indiscipline)

Impressions de lecture de Belleveaux
FRANCE

Recueil et Poteries

C'est un livre qui pue, Rougerie éditeur - 87 330 Mortemart. Ce recueil rassemble « Les Poèmes Cons , « Les Poèmes A Moitié Cons  et « Les Poèmes Pas Cons du Tout . Bon, on pourrait dire que c'est irrespectueux, poétiquement incorrect, que ce n'est pas par hasard que l'auteur fait référence au grand Frédéric Dard... Le mieux c'est d'y aller voir (du même, chez le même éditeur, je conseille L'Anselme à tous vents et Pensées et proverbes de Maxime Dicton). Avec humour, grinçant souvent, ce « combattant de l'obscurité  n'envoie pas dire ce qu'il a à dire.

Paroles cuites de Christian Degoutte constitue le n 80 de La Petite Revue de l'Indiscipline (3,40 euros soit 22,30 F ; c/o C. Moncel B.P. 1066 - 69 202 Lyon cedex 01).
Le principe : a) introduction dont la première partie concerne les poteries à travers les âges et les images, peintures - « écritures  - qui en ornent les flancs, d'où j'extrais : « A la notion de Terre Ecrite, ambiguë, et cédant à la tentation de faire un peu de poésie, les historiens préfèrent l'appellation de Parole cuite : toutes ces poteries domestiques (à quelques rares exceptions près) ayant la particularité d'avoir été écrites (par le potier lui-même, par un artisan spécialisé, par les commanditaires des pièces ?) avant d'être passées au four. 
b) deuxième partie de cette introduction classant en trois ordres les « écrits de bols  et développement justifiant que « le bol est origine de toute littérature.

Belleveaux

(Consultez les autres critiques à l'aide de l'index)
Commander un livre

accueil l Le Matricule l courrier l forum l l articles l auteurs l vidéos

GŽnŽrique 120x70